La persévérance du royaume en matière des grands chantiers ne semble pas fléchir, depuis que l’Etat en faisait le champ de bataille, après tant de décennies d’inertie mortifère. Sitôt que l’Alternance s’adjugea les rênes du pouvoir en 1998, moult générations de réformes, en particulier politico-institutionnelles se mirent en oeuvre, en parfait consentement avec la Monarchie fraîchement intronisée. Et puis se suivait dans le même élan synergique, la chevauchée des grands travaux qui poussaient par-ci, par-là, comme des champignons, à des cadences monstrueuses. Il va sans dire que ce sursaut en trombe mettait fin à la ribambelle de contre-performances en la matière et engageait le pays dans la cour de l’Emergence en termes de méga-projets de haute envergure sur les divers compartiments économico-stratégiques. Cet effort national de pas plus de deux décades, finirait par transmuer la nation en une destination huppée, fortement montée en gamme planétaire, au point de rivaliser avec ses pairs dans maints domaines, tels que l’industrie automobile, aéronautique et navale, l’énergie renouvelable ou encore le réseau routier, autoroutier et ferroviaire, la panoplie aéroportuaire et portuaire…, alors qu’il n’y a pas si longtemps, on croupissait dans la pénombre des déficits, sur tous ces plans de haute notoriété développementale. A cet égard, on citerait au passage des illustrations de certaines infrastructures, sans pour autant, verser dans le satisfecit présomptif, car on est encore loin de nous compter parmi les nations nanties, puisque les indicateurs de promotion relatifs aux ressources humaines et aux questions sociales continuent sans cesse, à nous tirer vers le bas de l’échelle.
En effet, dans un souci de respect du paradigme écologique et de lutte contre le dérèglement climatique, on se lance à brides abattues, à se doter des installations énergétiques solaire et éolienne dont celle de Nour, plantée près d’Ouarzazate, unique en son genre sur la scène mondiale, s’illustre en modèle référentiel. Ensuite, il importe de mentionner les fulgurances du port Tanger-Med qui se présente comme un réel fer de lance des flux commerciaux, depuis le Nord du pays qui sera bientôt renforcé au Sud-est, par son homologue Nador West-Med, pour une manne budgétaire de 12 MMDH, considéré comme le plus colossal projet structurant de la Méditerranée dont les incidences touristiques seront considérables. On ne pourrait fermer cette sommaire parenthèse sans évoquer le projet éléphantesque qui s’érigera sur la splendide contrée de Dakhla, baptisé Port Dakhla Atlantique dont le coût s’élève à 12,5 MMDH sur les provinces récupérées du Sud. Voilà donc l’évocation d’une série restreinte de géants projets à laquelle le Maroc s’attelle corps et âme. Sans oublier les enjeux auxquels il fait face si ardemment dans le combat pour le parachèvement de l’intégrité territoriale et le relèvement de la triplette cruciale qui n’est autre que l’Education, la Santé et l’Emploi en direction de la génération montante. Cependant, il faudra bien avouer que sur les plans de la vie politique saine et performante, à travers des entités partisanes fortes, légitimes et indépendantes, ainsi que la décence et la prospérité des classes démunies…, notre pays a un long chemin à traverser en vue de se hisser en Nation égalitaire et en perpétuel progrès, car on ne peut guère concevoir une contrée aux méga-projets sans retombées positives sur le cours de vie de ses populations, en pleine justice sociale !
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Auteur: M’hammed rahal
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