Déconfinement ! Le championnat de football va reprendre. Mais les spectateurs devront obligatoirement porter un masque.

Sur les yeux ! 

Dans l’absolu, comme ça, sans que ça ait un ancrage particulier dans l’actualité et le factuel — hi ! hi !—, lorsque j’entends ou lis qu’entre deux organismes, parfois des organes de l’Etat souverain, «la hache de guerre a été déterrée» par l’une des parties, aussitôt, toujours, et par habitude de vieil ours, je m’intéresse à la… hache ! Attention ! la hache n’est pas n’importe quelle arme de guerre. La hache est un instrument singulier. Devenue rare, parce que les guerres, celles d’aujourd’hui, ne se livrent plus ou presque plus avec des haches. Et donc, pour pouvoir en trouver une, la localiser, être sûr qu’elle est là, à cet endroit précis, enterrée, ensuite la déterrer et guerroyer avec, ou du moins annoncer que l’on va agiter la hache au bout de son bras et monter au front ou à l’abordage, tout cela, ce processus, ce n’est pas simple. Ce n’est jamais simple, ces choses-là. Pourquoi ce n’est pas aussi simple ? Et bien, d’abord, parce que je me dis qu’on est au XXIe siècle, et que c’est déjà une performance si certains se souviennent encore qu’il reste des haches enfouies, enterrées. Ensuite, l’autre performance, c’est celle de retrouver le sanctuaire à haches ! Et ouais ! Comment savoir où exactement chercher sa hache ? Des fois, je me dis qu’il doit y en avoir parmi nous qui ont gardé le fameux document. Ou du moins une copie. Quel document ? M’enfin ! celui qui cartographie avec précision, coordonnées GPS, longitude et latitude à l’appui, les emplacements où sont enterrées toutes les haches. Cette thèse, si elle se vérifie, n’explique pas tout. Et c’est là où j’en viens à la 3e et dernière étape de mon raisonnement. Mais si ! relisez plus haut ! J’ai écrit «d’abord». Après, j’ai griffonné «ensuite». Et là, logiquement, je place mon «enfin». Donc, et enfin, il faudrait que ceux qui ont la carte aux haches veuillent bien la mettre à disposition. En révéler quelques aspects. Oh ! pas tout. Je ne suis pas bête ni ne me nourris d’utopie. J’ai bien conscience que lorsqu’on a ce formidable pouvoir d’avoir la carte aux haches, on ne va pas en publier l’intégralité en fac-similé sur Facebook ou Instagram ! Non ! Juste une partie. Et à des personnes ou groupes de personnes choisies, triées sur le volet. Des gens que les Maîtres des Cartes des haches voudraient voir déterrer les haches dont l’emplacement a été ainsi dévoilé. A dessein. Je fais un dessin ou tout le monde a compris ? Bon, je vois que tout le monde a compris, même les cartographes ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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