Certains médias français et arabes s’intéressent au vieux débat des Algériens, en mettant en évidence les revendications de la minorité, notamment en ce qui concerne le féminisme et le régionalisme. Cependant, les mêmes médias ferment les yeux sur l’évènement principal qui se limite à changer le système après une période de transition. Ces médias se soucient plus des minorités, dans le but de parasiter l’évènement majeur, à savoir les marches de vendredi qui mobilisent des millions d’Algériens scandant des slogans qui condamnent la corruption et la faillite du régime politique. La politique médiatique de certains organes de presse étrangers est connue, car ce n’est pas la première fois qu’ils tentent de donner de fausses informations sur la situation en Algérie, le but étant de manipuler l’opinion publique et de donner une mauvaise image du peuple algérien. Pourtant, les manifestants montrent chaque vendredi leur pacifisme et leur citoyenneté pour une deuxième République, avec de nouveaux gouvernants, intègres, légitimes et sérieux, qui seront à la disposition des citoyens, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du pays. Par ailleurs, des personnalités politiques étrangères saluent l’attitude des manifestants et sont unanimes sur le civisme des Algériens, appelant même à prendre exemple sur ces marches pacifiques. A contrario, d’autres médias, notamment nationaux, ont accordé la parole à la minorité pour exprimer son opinion, à l’image des associations pour la promotion de la femme au sein de la société. Il est remarquable de constater que les manifestants s’adaptent à l’évolution politique qui s’accélère au fil des jours. En rappelant qu’au début des manifestations, le 22 février dernier, la majorité avait appelé à faire barrage au 5e mandat de Bouteflika, et qu’aujourd’hui les revendications ne sont plus les mêmes. A présent, les manifestants insistent sur le départ de tout le régime politique et l’instauration d’une nouvelle République avec de nouveaux dirigeants. L’équation est bouleversée, le peuple fait de plus en plus pression sur les gouvernants actuels, et en dépit de la démission de Bouteflika, les manifestants continuent avec persévérance et détermination les marches pacifiques pour la chute de tout le système. Les hommes politiques algériens insistent à ce propos, et à chaque fois que l’occasion leur est offerte, sur la non-violence et la continuité des manifestations pacifiques. Ils ne trouvent aucun complexe à ouvrir le débat de proximité, sans prendre en considération le niveau intellectuel du citoyen, en donnant des éclaircissements et autres éclairages sur l’évolution de la situation politique et le bras de fer entre le régime et la rue.
H. Hichem
Auteur: elmoudjahid
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.