Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, a présidé, hier à Tébessa, la ré-inhumation de 24 chouhada, dont les restes ont été exhumés en janvier d’un puits de la localité de Kara Senoune, dans la commune de Boukhedra.
La cérémonie de ré-inhumation des martyrs, dont une chahida, s’est déroulée au cimetière des chouahda de Boukhedra (45 km au nord de Tébessa), en présence des autorités locales et de représentants de la famille révolutionnaire, et a coïncidé avec le 63e anniversaire de l’incendie criminel du marché de Tébessa, le 4 mars 1956.
Dans son allocution, le ministre a estimé que l’occasion est «une opportunité pour se souvenir des chouhada dont le sang a coulé dans les diverses wilayas du pays, écrivant une épopée du sacrifice pour une Algérie fière et digne».
«La wilaya de Tébessa,qui est une citadelle révolutionnaire et un pilier de la Révolution libératrice, célèbre aujourd’hui ses martyrs en ré-inhumant ses enfants, retirés d’un puits de la grotte Kara Senoune, au cimetière des martyrs».
Au début de sa visite, le ministre s’est recueilli en compagnie des autorités locales à la mémoire des chouhada de l’incendie criminel du marché de Tébessa devant la stèle érigée en leur souvenir au centre de Tébessa,où la Fatiha du Saint Coran a été lue et une gerbe de fleurs déposée.
Arrivé dimanche soir à Tébessa, M. Zitouni a animé une conférence, à l’occasion, diffusée par Radio-Tébessa, rappelant les efforts déployés pour retirer les restes de chouhada, estimant que «cela montre la riche histoire révolutionnaire, l’horreur du colonialisme et la misère enduré alors par le peuple algérien». Il a également indiqué que des opérations similaires d’exhumation des restes de chouhada de fosses communes auront lieu «prochainement» dans six wilayas du pays, pour permettre leur ré-inhumation.
Ben M’hidi sur plusieurs fronts
Le chahid Mohamed Larbi Ben M’hidi (1923/1957) a préparé la Révolution du 1er Novembre 1954 «dans plusieurs fronts», ont affirmé,dimanche à Oum El-Bouaghi, les participants au 3e séminaire national sur Ben M’hidi, à l’occasion du 62e anniversaire de sa disparition. «Le chahid ne s’est pas limité à une action armée, mais a inclus la préparation de la Révolution en constituant un réseau puissant à l’ouest du pays», a assuré Brahim Ben Abdelmoumène, enseignant d’histoire à l’Université d’Oum El- Bouaghi, dans sa communication, lors de la rencontre tenue à la maison de la Culture Nouar-Boubakeur, en présence du ministre des Moudjahidine.
«Conscient de l’importance d’une organisation sanitaire, lors d’une révolution, Ben M’hidi a tissé des liens avec des médecins, qu’il a convaincus par la suite de rejoindre les marquis, dont Mohamed Seghir Nekache et Ben Zerdjeb, et qui ont formé des infirmiers», a ajouté le conférencier. L’acheminement des armes a été l’autre front dans lequel s’est investi Ben M’hidi, qui s’est rendu à deux reprises en Égypte, en janvier 1956 et en janvier 1957, a encore précisé Abdelmoumène.
Le 3e séminaire national de deux jours sur le chahid Mohamed Larbi Ben M’hidi a regroupé des historiens de plusieurs universités du pays.
Auteur: elmoudjahid
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