Il n’y a pas grand chose à dire pour ce match inaugural de la CAN 2019 sauf qu’il confirme l’équilibre des forces en présence et qu’il n’y a plus de petites et de grandes équipes. Ce Zimbabwe qui, en d’autres temps, aurait été étrillé par les Pharaons, a posé de sérieux problèmes aux locaux qui n’ont pas été agréés par les supporters égyptiens pour cette sortie plutôt ratée. 
Ainsi, et à première vue, l’Égypte n’est pas rentrée dans la peau d’un favori. Malgré des forces réelles dans les différents compartiments de jeu, des imperfections et des lacunes ont empêché les Pharaons d’offrir cette image reluisante d’un potentiel vainqueur de cette CAN convoitée par plusieurs teams autrement plus convaincants. Si la défense a bien tenu à part quelques flottements dus parfois à un manque de coordination entre la ligne arrière et le keeper, et si le milieu a, grosso-modo, bien relayé les actions et agi efficacement dans la récupération, c’est la ligne d’attaque qui aura été la moins inspirée. A force de jouer sur la superstar Salah, récemment auréolé par sa couronne européenne, la ligne d’attaque a pataugé et s’est engluée dans un jeu de passes mal finies et butant sur les deux excellents gardiens de but qui se sont succédé dans les bois du Zimbabwe. L’inamovible Trezeguet n’a d’ailleurs marqué l’unique but de la partie qu’en osant, enfin, tirer lui-même un bolide qui fit mouche malgré le beau plongeon du goal ! Pour une fois, qu’il ne cherchait pas à servir… Salah ! Quant à ce dernier, relevons quand même qu’il a eu à son actif quelques échappées ponctuées par des balles mortelles détournées in-extremis en corner. Le Zimbabwe a été fort au milieu. Évoluant souvent par contre-attaques rapides, il a posé de sérieux problèmes aux locaux grâce à une ligne d’attaque remuante et des accélérations qui prennent de vitesse les défenseurs locaux. Mais le bloc central défensif égyptien s’avérera impénétrable malgré quelques tirs directs très puissants qui auraient pu faire mouche. Le gros problème de cette ligne d’attaque zimbabwéenne aura été le manque de finition avec cette terrible manière de «s’emmêler les pattes» au moment de la concrétisation. Un sentiment de frustration bien visible sur le visage du coach quand tant d’offensives se perdent bêtement dans les décors ou dans… les pieds adverses.
L’Egypte récolte malgré tout ses 3 points sans convaincre. Le deuxième match sera probablement celui de la qualification mais aussi celui de l’amélioration sinon les espoirs de remporter la coupe seront revus à la baisse. Le Zimbabwe aura à améliorer son finish pour tenter de se qualifier.
M. F.

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