Le pays prend au début de l’année les rênes de l’UE
Slogan: Une Europe forte pour répondre aux problématiques
La Croatie est appelée à assumer la présidence du Conseil de l’UE pour 6 mois à partir de janvier 2020. Zagreb devra attendre le second tour prévu pour le 5 janvier afin de connaître le nom de son prochain président.
■ Brexit et Balkans: La Croatie assumera la présidence tournante de l’UE qui verra sans doute le Royaume-Uni quitter l’Union et des Etats des Balkans occidentaux frapper à sa porte. L’ancienne République yougoslave est devenue indépendante en 1991 et a rejoint les rangs de l’Union européenne en 2013. Comme bon nombre de ses voisins balkaniques, la Croatie fait face à l’émigration massive de ses habitants. Ils partent chercher une vie meilleure dans des pays d’Europe plus riches. L’adhésion à l’UE a facilité et accéléré l’émigration. Aujourd’hui, 15,4% de la population active vit dans un autre pays européen, soit la proportion la plus forte derrière la Roumanie, selon Eurostat. Fortement dépendant du tourisme, le pays compte sur des migrants venus de la région (Bosnie, Serbie, Kosovo…) pour booster son économie.
■ Politique migratoire: La cheffe de l’Etat conservatrice sortante, Kolinda Grabar-Kitarovic, affrontera un ancien Premier ministre de centre gauche au second tour de la présidentielle. Le premier tour a révélé la montée en puissance de la droite dure dans un pays qui fait face à la pression de migrants à ses frontières. Avec plus de 1.000 îles et îlots disséminés dans l’Adriatique, face au continent, la Croatie compte près de 6.000 kilomètres de côtes. Plus de 20 millions de touristes visitent chaque année le pays, ce qui apporte au pays un cinquième de son Produit intérieur brut (PIB). La Croatie n’est pas encore dans la zone euro et conserve sa monnaie, la «kuna», adoptée en 1994, pendant la guerre d’indépendance, pour remplacer le dinar.
■ Economie, climat…: La présidence croate vise à défendre «Une Europe forte dans un monde plein de défis». Son mandat s’inscrit dans un tournant crucial pour l’Union, avec le renouvellement du Parlement et de la Commission. En plus, des défis soulevés par le Brexit et de ses incertitudes. De la nécessité d’une Europe forte pour répondre aux problématiques de développement économique, d’urgence climatique, des migrations, de la désinformation et du populisme, la présidence croate a fait émerger plusieurs priorités (voir détail https://occitanie-europe.eu). Dans un monde interconnecté, l’Union doit assurer une connectivité renforcée des infrastructures. Le renforcement de la sécurité intérieure de l’Union est essentiel pour assurer un contrôle des frontières efficace ainsi qu’une résilience face aux menaces hybrides. Une politique migratoire compréhensive et durable est un objectif défendu par la présidence. Enfin, celle-ci vise à garantir la protection des libertés et de la démocratie.
F. Z. T.
Auteur: hlafriqi
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