Marrakech- Les provocations auxquelles se sont adonnées les milices du « polisario » au passage d’El Guergarat constituent une violation flagrante des résolutions de la légalité internationale, ont affirmé, mercredi soir, les participants à une conférence virtuelle sur les développements de la cause nationale.

Lors de ce webinaire, initié par le secrétariat régional du Parti Authenticité et Modernité (PAM) à Marrakech-Safi, les conférenciers ont été unanimes à souligner que les provocations du polisario et leur blocage de la circulation au poste-frontalier d’El Guergarat sont une preuve incriminante, claire et explicite, tout en saluant l’intervention pacifique et ferme des Forces Armées Royales (FAR) pour sécuriser la fluidité de la circulation à ce passage.

Ils ont précisé que les résolutions du Conseil de Sécurité ont été lucides face aux provocations des séparatistes, puisqu’elles ont qualifié, à maintes reprises, le polisario de groupe hors-la-loi en raison de ses actes criminels perpétrés dans la région, affirmant que le Maroc a adopté une approche efficace et efficiente pour le règlement de ce conflit factice, qui est fondée sur la stabilité, le développement et la paix et en parfaite conformité avec les principes onusiens.

A cette occasion, le secrétaire général du PAM, Abdellatif Ouahbi, a indiqué que les milices de ces « coupeurs de route » ne comprennent ni le langage ni la logique de la paix et ne saisissent aucunement les concepts du Droit international et les résolutions internationales, relevant que les membres de cette horde ont pris la fuite sous les regards du monde entier dès qu’ils ont constaté l’arrivée des FAR au passage d’El Guergarat et que cette question revêt un caractère sérieux et ferme.

Et de poursuivre que les choses sont revenues à la normale à ce poste-frontière suite à l’intervention sur le terrain des FAR, ce qui a permis aux usagers de la route (camionneurs, conducteurs de véhicules..) de franchir ledit passage à destination de la Mauritanie.

Depuis le déclenchement de la crise, a-t-il enchaîné, le Maroc a décidé d’offrir l’opportunité aux décisions de la communauté internationale, y compris les résolutions onusiennes, en particulier celles du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui avait demandé un délai pour intervenir et résoudre le problème à l’amiable, comme c’est le cas de certains pays amis membres du Conseil de sécurité afin d’engager des médiations à ce sujet.

De son côté, la coordonnatrice de l’Agence pour le développement des provinces du sud à Tan Tan, Mme Lalla El Mazliqi, a noté que les actes perpétrés par le « polisario » représentent une violation flagrante des résolutions du Conseil de sécurité, une désobéissance et une rébellion contre la légalité internationale, ainsi qu’un comportement criminel en porte à faux avec les coutumes et pactes internationaux (le cessez-le-feu signé en 1991).

Elle a expliqué que le groupe séparatiste n’a jamais cessé de mener ces provocations chaque fois que s’approchait la date d’examen et de discussion du dossier du Sahara marocain au conseil de sécurité, dans une tentative désespérée de brouiller les cartes et de dévier l’attention sur la situation humanitaire dramatique dans les camps de Tindouf et la pression croissante due à la montée des protestations dans ces camps.

Mme El Mazliqi a estimé que la réponse ferme du Maroc dans le cadre du Droit international découle du fait que le Royaume est dans son droit d’exercer sa souveraineté sur ses provinces du sud, mettant en avant l’approche de développement du pays dans les provinces sahariennes, qui place les populations locales au cœur de cette dynamique à la faveur d’un ensemble de projets dans divers domaines.

Pour sa part, le directeur du Laboratoire des études constitutionnelles et d’analyse des crises et des politiques à la faculté de droit de Marrakech, Driss Lagrini, a soutenu que la cause nationale a connu, au cours des dernières années, des développements notables sur les plans interne et extérieur, qui ont eu un grand impact pour mettre en échec un ensemble de thèses véhiculées par les milices du « polisario ».

Les avancées sur le plan interne, a-t-il dit, ont concerné la consolidation de la démocratie locale, l’adoption de l’option de la régionalisation et la présentation de l’initiative d’autonomie, ainsi que le renforcement du positionnement des provinces du sud du Royuaume dans les projets de développement, à même d’occuper une place privilégiée dans le contexte de l’ouverture du Maroc sur le continent africain.

Sur le plan extérieur, M. Lagrini a indiqué que la diplomatie marocaine, aussi bien officielle que parallèle, a réagi de manière sérieuse et responsable, en prônant les plaidoyers juridiques et réalistes face aux diverses illusions des thèses surannées relatives au référendum, à l’élargissement des attributions de la Minurso et à l’exploitation des ressources naturelles et autres.

Quant au professeur des sciences politiques à l’Université Cadi Ayyad à Marrakech, Mohamed El Ghali, il a relevé que la crise d’El Guergarat a démontré que le front du « polisario » a complètement retiré sa confiance à l’ONU, alors qu’il applaudissait, jusqu’à récemment, les résolutions de la légalité internationale.

Le front séparatiste adresse des messages au monde qu’il peut reconnaître ces résolutions si elles sont dans son intérêt, mais si les résolutions du Conseil de sécurité ou les rapports du Secrétaire Général des Nations Unies ne servent pas son agenda, il s’adonne alors à de telles provocations et à ce genre de comportements.

De son côté, le secrétaire régional du PAM à Marrakech-Safi, Abdeslam Bakouri, a affirmé que le secrétariat régional du parti salue hautement toutes les initiatives Royales, ainsi que l’intervention des FAR au passage d’El Guergarat afin de sécuriser la libre circulation des personnes et des biens.

Auteur: Mohammed KOURSI
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.