
D’autre part, pendant la campagne, les candidats et les partis politiques ou leurs représentants ont également la possibilité d’organiser des réunions de campagne, des meetings, avec pour but d’expliquer et de commenter à l’intention des électeurs les programmes et les professions de foi. Pour le principe, ces réunions électorales, qui ne peuvent se tenir sur la voie publique sauf autorisation spéciale de l’autorité administrative territorialement compétente, sont soumises à un régime plutôt favorable puisqu’il s’agit d’un régime de déclaration et non pas d’autorisation préalable.
En d’autres termes, et très concrètement, le mandataire de chaque liste ou autre représentant de chaque parti politique ou candidat ayant l’intention d’organiser des réunions électorales, dépose auprès des autorités administratives et des démembrements territoriaux d’Elecam, son calendrier de réunions, afin que des dispositions soient prises pour assurer le maintien de l’ordre public. Toutefois, l’article 94 (1) du Code électoral donne la possibilité à l’autorité administrative saisie d’interdire par voie d’arrêté une ou plusieurs des réunions prévues en cas de menace manifeste ou de troubles graves à l’ordre public.
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Auteur: Nasser Ngoume
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