La 19e édition du Marché international du cinéma et de la télévision africains (Mica), rendez-vous entre producteurs, distributeurs, diffuseurs et porteurs de projets, s’est ouverte dimanche 24 février à Ouagadougou en marge du Fespaco. Mais malheureusement, l’Algérie était absente de cet important rendez-vous audiovisuel. Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), biennal, fête son cinquantenaire. Créé en 1983, soit 14 ans après le Fespaco, le Mica est né de la volonté des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel du continent, souvent confrontés à un manque d’espace pour la promotion de leurs oeuvres, d’avoir un marché autonome et propre au film africain. Le Mica offre aux films africains une chance de pouvoir trouver un distributeur ou un acheteur en dehors de leur marché. Mais l’Algérie n’est pas le seul pays absent, plusieurs pays, notamment du Monde arabe et maghrébin étaient absents à ce marché dominé par les pays africains. Installé au coeur de la capitale burkinabée, le Mica a offert jusqu’au 1er mars des espaces multifonctionnels pour des séances de visionnage, des rencontres de promotion et d’échanges et l’exposition de films africains. Près d’une centaine de films, tous genres confondus, y étaient présentés, indépendamment des programmations du Fespaco. Le Mica, c’est vraiment un marché de contenu comme le MIP de Cannes. C’est là que chacun vient faire ses emplettes en termes de productions audiovisuelles, notamment les diffuseurs, les télévisions, les responsables de festivals. Encore trop peu d’acheteurs. «C’est une bonne occasion de trouver des cinéastes africains et des producteurs, mais il n’y a pas encore assez d’acheteurs», a indiqué un distributeur de 135 producteurs de 30 pays africains. Mis à part quelques pays africains francophones, pas de grande présence africaine anglophone. Seul le Nigeria, le plus grand producteur en Afrique et deuxième au monde après l’Inde. En plus des rencontres d’affaires, le salon du Mica va accueillir des ateliers, des tables rondes et des master class. Ce marché du film qui accompagne le Fespaco depuis 34 ans, crée une vitrine pour les oeuvres de nos cinéastes africains et de la diaspora. Le Mica doit pouvoir promouvoir les oeuvres africaines en offrant des services comparables aux standards du marché international pour mieux valoriser les oeuvres produites par les créateurs africains.
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