
Photo : El Watan
“Nous sommes libres, depuis le 22 février dernier, nous avons libéré notre parole et notre territoire, le clan rendra des comptes!” crient les manifestants, déterminés et avec fierté…
Pour le onzième vendredi à Tlemcen, malgré les caprices du temps, les habitants n’ont pas dérogé à la règle, toujours aussi grandiose, la manifestation a gagné en maturité. “L’armée est la nôtre, mais ni Bensalah, Gaïd Salah, tous dehors!” Un message clair véhiculé par des citoyens dont seule la constitution, quoique la leur, (les gens du système) est la référence.
Pas dupes, les Tlemceniens rejettent ces convocations de la justice qui ne sont qu’une “diversion pour nous éloigner subtilement de nos revendications qui se résument au départ sans concessions du régime et ses symboles”.
En passant par le siège de la wilaya, les marcheurs pacifiques ont interpellé, une fois encore le commis de l’Etat, fortement contesté par la population, en ces termes “Dégage! Dégaaaage!!”
Comme s’ils s’étaient donné le mot, à Maghnia, deuxième ville de la wilaya avec ses 240 000 habitants, les manifestants, disciplinés, scandaient “Non au régime, no aux pilleurs, partez tous!”
D’ailleurs, ne lâchant pas prise, les marcheurs ont indiqué “Pendant le Ramadhan, nous marcherons après la prière d’El Asr et nous romprons le jeûne sur le boulevard!” C’est dire que rien n’arrêtera une région qui a longtemps souffert des symboles du régime, d’une mafia née au lendemain de l’intronisation de Bouteflika en 1999.
“Où sont ces mafieux arrogants, mis sur le compte du clan présidentiel et des ministres de la région au pouvoir ? Ils se terrent lâchement! Ils rendront es comptent eux aussi, une fois la république installée…” promettent-ils
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Auteur: Mohand Yahiaoui
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