La partie cruciale pour les étudiants comme pour leurs familles, c’est le choix du financement qui est automatiquement lié au choix de la formation.
Adaptation : Le choix de l’orientation après le bac n’est pas une mince affaire. Les parcours, les cursus et les formations sont aussi nombreux que variés, ce qui peut être assez déroutant pour les nouveaux bacheliers. Il faudrait donc bien réfléchir préalablement et tout au long du parcours du secondaire. C’est-à-dire prendre en considération les filières prisées par les recruteurs, les nouveaux métiers ou, de manière générale, les secteurs qui créent des emplois. Certes, le choix devrait être adapté au profil et aux ambitions, mais aussi et surtout au budget…
En principe, chaque étudiant focalise sur une branche attrayante selon son choix d’aller à la faculté, une grande école publique ou un établissement d’enseignement privé. Certains professionnels ont désigné des filières porteuses au Maroc à partir de 2026, et qui offrent actuellement de meilleures perspectives d’insertion, comme l’ingénierie et technologies, l’informatique, la data, la cybersécurité, le management, la finance, l’entrepreneuriat, la logistique, la supply chain, les relations internationales ou encore les sciences de la santé (orthophonie, psychomotricité). On revient donc au raisonnement pertinent qui consiste à relier : filière/compétences / métiers/opportunités du marché.
En réalité, la partie cruciale pour les étudiants comme pour leurs familles, c’est le choix du financement qui est automatiquement lié au choix de la formation. Il va falloir donc évaluer les débouchés, la qualité du diplôme, la durée des études et les perspectives d’insertion professionnelle avant de s’engager. D’ailleurs, il existe des sites d’informations qui jouent un peu le rôle d’un guide pratique sur les différentes formations proposées par les établissements de l’enseignement supérieur marocain ainsi que des guides métiers. Malgré l’existence de dispositifs, et de structures comme la Fondation marocaine de l’étudiant (FME) ou les fondations créées par certaines institutions d’enseignement supérieur, le financement des études repose encore largement sur les ménages. Ce qui est sûr en tous cas c’est que le coût des études supérieures varie fortement selon les établissements et les filières, avec des écarts particulièrement marqués entre le public et le privé. En plus des frais de scolarité il y a d’autres dépenses liées à la vie des étudiants comme le transport ou le logement qui affectent le budget des ménages. Les solutions les plus connues varient entre une épargne constituée au fil des années, un soutien direct des parents ou encore un paiement échelonné proposé par certains établissements. Elles permettent souvent de couvrir une partie des frais liés aux études, sans pour autant répondre à l’ensemble des besoins lorsque les formations sont longues ou plus coûteuses. Certes, les solutions de financement se sont progressivement diversifiées, mais avec des conditions différentes et des niveaux d’engagement variables. Ce n’est pas une simple question budgétaire, financer ses études relève aujourd’hui d’un véritable choix stratégique pour préparer son avenir. Evidemment les ressources familiales et les aides disponibles ne suffisent pas dans tous les cas. Il reste alors le recours au crédit bancaire comme une solution complémentaire. Son développement accompagne l’essor de l’enseignement supérieur privé, notamment dans les filières de management, d’ingénierie, de santé ou de communication.
Un dispositif pour faciliter l’accès au crédit étudiant
Toutefois, le développement du crédit étudiant répond indubitablement à une évolution du paysage de l’enseignement supérieur lui-même. Il va de pair avec la diversification des parcours et les attentes croissantes des étudiants en matière d’employabilité et d’ouverture professionnelle. Ajoutée à cela la contrepartie qui surgit à la fin du parcours de l’étudiant. Une fois le diplôme obtenu, le remboursement du prêt devient une réalité dont la soutenabilité dépend directement de l’insertion professionnelle, du niveau de rémunération et de la stabilité de l’emploi. Si le concerné a choisi une filière plus porteuse, cette transition peut se faire plus ou moins rapidement. Mais si ce n’est pas le cas, le poids du crédit peut considérablement peser sur les premières années de carrière professionnelle. Dans ce sens, certaines banques marocaines proposent des crédits étudiants permettant de financer jusqu’à 250.000 DH de frais de scolarité (généralement 50.000 DH par an) avec un différé de remboursement pouvant atteindre 6 ans. Il convient de rappeler dans ce sens qu’un dispositif public structurant a été mis en place dès 2013 pour faciliter l’accès au crédit étudiant. Tout est bien expliqué dans les sites institutionnels comme tamwilcom.ma. Et en parlant de Tamwilcom, cette institution financière publique accompagne les étudiants marocains dans la poursuite de leurs études supérieures à travers «Enseignement Plus», un dispositif de garantie qui facilite l’accès au financement des frais d’inscription et de scolarité dans les établissements privés reconnus par l’État.
Ce produit renforce l’égalité des chances et contribue à la formation des futures compétences du pays. En fait, ces crédits sont généralement contractés par un parent ou un tuteur légal, dont la situation financière demeure un élément déterminant dans l’acceptation du dossier. Au fil des années, les principales banques ont développé des offres dédiées, souvent complétées par des partenariats conclus avec certaines écoles et universités. Cette dynamique s’est poursuivie en 2025 avec la signature d’un partenariat entre Tamwilcom et Al Barid Bank destiné à renforcer l’accès au dispositif «Enseignement Plus».
Bourses pour les étudiants marocains
Elles se divisent en aides nationales pour étudier au pays et en programmes internationaux pour l’étranger…
• Bourse de l’ONOUSC : Attribuée par l’État sur critères sociaux (revenus du foyer) pour les étudiants inscrits dans les établissements d’enseignement supérieur public.
• Montant annuel : Environ 6.334 DH (bourse complète) ou 3.167 DH (demi-bourse) versés par trimestre.
• Plateforme officielle : Gérée via le portail ONOUSC.
Bourses internationales (pour l’étranger)
• Bourses du Ministère : Plus de 600 bourses de cycles supérieurs (master/doctorat) pour l’international gérées sur la plateforme Mabourse Enssup.
• Bourses Eiffel (France) : Destinées aux meilleurs étudiants en master et doctorat.
• Bourses Türkiye Bursları (Turquie): Programme complet couvrant frais, logement et allocation mensuelle.
• Bourses Fulbright (États-Unis) : Pour la recherche au niveau doctoral ou postdoctoral.
• Bourses de pays partenaires ou d’organismes : offres régulières (Chine, Japon, Corée, OIC) répertoriées sur des guides spécialisés comme Maroc Tawjih.
Crédit : Tamwilcom et le dispositif «Enseignement Plus»
Géré par Tamwilcom, le dispositif «Enseignement Plus» a été spécialement conçu pour faciliter l’accès au financement des études supérieures dans les établissements privés reconnus par l’État. Aujourd’hui, plusieurs banques de la place commercialisent ce produit, directement ou à travers des partenariats conclus avec des établissements d’enseignement supérieur. Le deal est clair. Il s’agit d’un mécanisme reposant sur une garantie publique qui couvre une partie du risque supporté par les banques. Ce qui permet aux familles d’obtenir plus facilement un prêt destiné à financer les frais de scolarité. De manière générale, le crédit est souscrit par un parent ou un tuteur légal et peut couvrir jusqu’à 50.000 DH par an, dans la limite de 250.000 DH pour l’ensemble du cursus. Le remboursement peut s’étaler sur plusieurs années et inclure une période de différé correspondant à la durée des études.
Auteur: ALM
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