Organisée par l’association « Le Kitab Bleu » en partenariat notamment avec la Fondation Jardin Majorelle, la Direction régionale de la culture de la région de Marrakech-Safi, l’Institut Français et le Conseil régional du tourisme, cette manifestation culturelle de trois jours, dont le coup d’envoi a été donné en présence d’un aréopage de personnalités issues de divers horizons, vise aussi à contribuer grandement à la promotion de la région à travers le livre, et à conforter son attractivité et son rayonnement sur le plan culturel.
La 4è édition de ce Festival, qui se tient au siège de la Chambre de commerce, d’industrie et de services (CCIS) de la région de Marrakech-Safi, a comme invités d’honneur Lamia Berrada-Berca et David Foenkinos, et bénéficie du soutien de l’auteure et psychothérapeute marocaine Ghizlaine Chraibi en tant que marraine, et du journaliste, animateur de télévision et de radio, et écrivain français Patrick Poivre d’Arvor en tant que parrain.
Dans une allocution lue en son nom, le président de la CCIS de la région de Marrakech-Safi, Mohamed Fadlam, a souligné que cette prestigieuse manifestation culturelle se veut un espace d’échange et de partage, ajoutant que la présence effective d’une élite de personnalités issues de différents horizons à ce festival littéraire est « une preuve indéniable du soutien inconditionnel de toute action culturelle en général et du livre en particulier ».
Le soutien spontané de la CCIS de Marrakech-Safi à ce prestigieux événement est « un message très fort pour les organisateurs et le monde culturel pour appréhender à sa juste valeur la parfaite corrélation entre la culture et le développement économique, qui est notre rôle primordial ».
Il s’agit en effet, a-t-il poursuivi, d’ancrer la culture dans toutes les politiques de développement (éducation, environnement, santé et tourisme) et de soutenir le secteur culturel, tout en réitérant la volonté de la Chambre d’appuyer toute action visant la promotion de la région Marrakech-Safi à travers le livre.
De son côté, le Consul général de France à Marrakech, Philippe Casenave, s’est félicité de l’organisation de cet événement culturel qui vise à ouvrir l’horizon du public marrakchi, tout en appelant l’assistance à bien profiter de cette manifestation, en allant à la rencontre des exposants, des auteurs, des éditeurs et des libraires qui composent cet écosystème.
Il a, dans la foulée, souhaité la participation massive et active du public et sa contribution, à la fois intellectuelle et occasionnellement pécuniaire, pour faire vivre cet écosystème, notant que la culture ne vise pas seulement à favoriser l’épanouissement intellectuel et personnel, mais contribue aussi au développement d’une ville ou d’une région.
Selon M. Casenave, le Festival du livre de Marrakech, qui devient un événement pérenne sur la scène culturelle marrakchie, a vocation « à contribuer au développement social, humain et économique de la ville de Marrakech et de l’ensemble de la région ».
Il a, en outre, émis le voeu de voir le Festival, lors de sa prochaine édition, inscrit au programme des activités marquant la désignation de la ville de Marrakech Capitale africaine de la culture 2020, tout en affirmant la disposition des institutions françaises présentes à Marrakech et dans sa région à appuyer ce genre d’initiatives qui « visent à mieux nous faire connaître les uns les autres et à mieux nous comprendre et nous apprécier ».
Pour sa part, la représentante du conseil communal de Marrakech a salué l’organisation de cette manifestation culturelle, tout en appelant à la fédération des efforts pour assurer le succès de l’événement Marrakech Capitale africaine de la culture 2020, qui sera une année de promotion culturelle de la cité ocre et de sa région.
Lui emboîtant le pas, la marraine de cette édition, l’auteure Ghizlane Chraibi a estimé que quelles que soient les langues et les cultures, ce festival se veut une occasion de « s’ouvrir sur l’autre, de se rencontrer et d’aller ensemble vers cette lumière humaniste » marquant cette édition, qui se tient dans la convivialité, la spontanéité et une ambiance bon enfant.
Le président de l’association le « Kitab Bleu », Claude Azières, a, quant à lui, tenu à remercier les intellectuels et les acteurs culturels, politiques et associatifs qui ont soutenu la création de ce festival et veillé à sa promotion, soulignant que les livres rapprochent les êtres humains et créent une véritable amitié comme celle liant les différents partenaires de cette édition.
Abondant dans le même sens, l’auteure Lamia Berrada-Berca, invitée d’honneur de ce festival, s’est dite très heureuse de participer à cet événement culturel qu’elle suivait depuis sa première édition, relevant que cette manifestation commence à s’installer comme un rendez-vous annuel dans un pays qui abrite plusieurs autres festivals dédiés à l’art, à la musique et à d’autres formes d’expression.
Elle a affirmé que le livre est « un outil d’émancipation, de construction individuelle et de transmission de valeurs », louant ce genre d’événements qui servent de passerelles entre les langues et les cultures, en vue de jeter un regard sur la pluralité et la diversité culturelle indispensable à l’individu et à son épanouissement.
De son côté, l’écrivain David Foenkinos, également invité d’honneur, a déclaré que sa présence constitue pour lui une véritable consécration, se disant très honoré d’être à Marrakech à la rencontre des lecteurs marocains qui sont « extrêmement attentifs ».
Par la suite, l’assistance a été conviée à suivre un débat animé par la journaliste et auteure française Valérie Trierweiler, durant lequel Lamia Berrada-Berca et David Foenkinos ont donné un large aperçu sur leurs expériences d’écriture, avec un focus sur leurs opus respectivement « Et vivre, Beckett ? » (Ed. Le temps qu’il fait) et « Deux sœurs » (Gallimard).
Lors de ce rendez-vous culturel, plus de 70 auteurs marocains francophones, arabophones, amazighophones ainsi que des écrivains français, indiens et subsahariens viendront présenter leurs livres, le temps du Festival, avec comme finalité de promouvoir la littérature, de renforcer les échanges et de rapprocher les cultures.
Selon les organisateurs, plus de 5.000 visiteurs sont attendus à cette édition, qui est accessible à tous afin de vivre des rencontres inoubliables avec les auteurs, et de partager des moments agréables de convivialité autour du livre.
Ce Festival vise, en outre, à ouvrir la littérature francophone et arabophone à tous : jeunes et moins jeunes, Marocains francophones et arabophones, amazighophones, et francophones de tous bords, précisent-ils, ajoutant que cet événement culturel ambitionne aussi de « désacraliser le livre » et de permettre aux jeunes de l’approcher en toute confiance et de se l’approprier.
Outre des séances de dédicaces, la 4ème édition de ce Festival livresque sera marquée notamment par une série de conférences, des lectures de poésie, la plantation de l’arbre de l’amitié, la distribution de 500 petits caroubiers et de 200 palmiers aux premiers visiteurs, la distribution de 400 livres offerts par bon nombre d’éditeurs dans des établissements scolaires, outre des expositions de livres anciens et « Machines à lire ».
Les festivaliers seront également au rendez-vous avec un atelier numérique de bandes dessinées et des ateliers des calligraphes, des relieurs, des conteurs et bien d’autres acteurs marocains du livre.
Auteur: Meriem IGASS
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.