Ces pluies, réparties géographiquement sur l’ensemble du territoire de la province, ont ravivé l’espoir des agriculteurs et éleveurs locaux qui se sont de nouveau mobilisés pour travailler leurs lots de terres et procéder à l’installation des cultures printanières.

En effet, l’impact de ces pluies se fait nettement ressentir, comme en témoigne la verdure qui commence partout à reprendre ses quartiers, a constaté une équipe de « M24 », la chaîne d’information en continu de la MAP, dans la commune rurale d’Akermoud.

Nul doute que les récentes pluies qu’a connues la province d’Essaouira auront un impact très positif aussi bien sur l’état des cultures, la nappe phréatique, le taux de remplissage des barrages que les parcours et pâturages, ce qui se répercutera sur la santé du cheptel et le coût des frais des fourrages et aliments, dépensés par les éleveurs.

Dans une déclaration à « M24 », le directeur provincial de l’agriculture à Essaouira, M. Ahmed Najid, a expliqué que la campagne agricole actuelle a traversé une situation difficile en raison des conditions climatiques défavorables et du déficit pluviométrique notable, précisant que le cumul des précipitations enregistré ne dépassait pas 23 mm jusqu’à fin février dernier, un volume très faible par rapport aux saisons précédentes.

Cette situation a sérieusement affecté le couvert végétal, la nappe phréatique et les cultures d’automne, a-t-il noté, relevant, dans ce sillage, que la superficie emblavée s’élevait à 32.000 hectares (ha) sur les 180.000 ha programmés.

Toutefois, les récentes précipitations, qui se sont abattues sur la province, ont ravivé l’espoir et suscité la satisfaction des agriculteurs et des éleveurs, a-t-il souligné, faisant savoir que le cumul pluviométrique enregistré jusqu’au 13 avril a atteint 141 mm.

Ces précipitations importantes ayant touché les différentes communes de la province, auront sans nul doute un impact très positif sur la campagne agricole et contribueront certainement à une meilleure installation des cultures printanières et à l’amélioration de l’état des pâturages et, partant, à la réduction des frais des éleveurs consacrés aux fourrages du bétail, a enchaîné le responsable.

M. Najid a, en outre, expliqué que la superficie programmée pour les cultures printanières à l’échelle de la province d’Essaouira s’élève à 10.000 ha, réservés essentiellement au maïs, aux vignes et au maraîchage.

Approchés par la MAP, des agriculteurs locaux dans la région d’Akermoud ont, de leur côté, dit toute leur joie et satisfaction suite aux récentes pluies qui ont permis de leur donner espoir de pouvoir sauver la saison et les ont motivés à installer de nouvelles cultures printanières.

Les pâturages ont également retrouvé de la fraîcheur et de la verdure, ce qui est de nature à alléger le fardeau des frais des fourrages et des aliments du bétail, ont-ils expliqué.

Certes, les agriculteurs et les éleveurs dans la province d’Essaouira ont vécu, à l’instar des autres régions du Royaume, une situation très difficile à cause des conditions climatiques défavorables, mais les récentes précipitations sont venues raviver leur espoir et les motiver davantage pour accélérer l’installation des nouvelles cultures printanières.

Ainsi, l’heure est à l’optimisme pour sauver la saison agricole au niveau de la province d’Essaouira, après un période de sécheresse difficile.

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Auteur: Meriem IGASS
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