Auteur : Khalil L. jeudi 09 mai 2019 10:29
Les jours passent et se ressemblent pour l’Entente de Sétif avec une équipe qui s’entraîne le plus normalement du monde mais sans objectif précis, après avoir tout perdu cette saison, et un président qui continue de jouer à l’homme invisible, ne daignant pas répondre à l’appel des supporters qui exigent un assainissement de la situation du club, avant la fin de la saison, pour que la nouvelle équipe dirigeante puisse préparer l’intersaison dans de bonnes conditions. Mais force est de constater que les choses vont de mal en pis, en ce sens que la direction actuelle ne montre aucune volonté de vouloir arranger les choses. Bien au contraire, comme on l’a indiqué récemment, les dirigeants ont décidé de boycotter leur propre équipe et le club en même temps, en décidant de se retirer sans officialiser leur départ. C’est comme si on jouait avec les sentiments des supporters qui sont les seuls à s’inquiéter de l’avenir de leur club. Cela fait deux semaines, en effet, depuis l’élimination en demi-finale de la Coupe d’Algérie, que Hammar a disparu, lui et ses collaborateurs. Le premier responsable du club, qui avait promis de répondre à ses détracteurs, à ceux qui l’ont sévèrement critiqué et qui ont remis en cause sa gestion, ne l’a pas encore fait et ne semble pas vouloir le faire en tout cas. Mais ce qu’il ne sait pas peut-être, c’est qu’il est en train de jouer à un jeu dangereux. L’avenir de l’Entente est des plus incertains et cette situation ressemble curieusement à celle qu’avait vécue le CRB l’été dernier, avec des dettes qui n’en finissent pas, des joueurs refusant de s’entraîner, réclamant leur argent, un recrutement bloqué, des défalcation de points et un président (Bouhafs) qualifié de président invisible, après avoir refusé d’affronter la situation. C’est ce que Hammar est en train de faire en ce moment. S’il ne réagit pas à temps, l’ESS connaîtra le même sort que le Chabab.
Des dossiers brûlants s’accumulent sur son bureau
Plusieurs dossiers attendent d’être traités mais lui et ses collaborateurs continuent à jouer avec le feu. On ne le dira jamais assez, le cas Amada est le plus important et le plus urgent, car le joueur avait saisi la FIFA qui avait sommé l’Entente de le payer, et s’il fait recours une nouvelle fois à la FIFA, les sanctions seront très fortes avec un risque de défalcation de plusieurs points. Il y a aussi le cas Iviani à qui on n’a pas envoyé les documents nécessaires pour renouveler son visa. S’il décide de déposer plainte, ça va être une autre affaire devant la FIFA qui compliquera encore plus les choses et portera atteinte à la réputation du club déjà ternie par l’affaire Frank Madou. Il y a les cas des joueurs qui sont en possession de chèques de garantie et qui n’ont pas pu les encaisser alors que les délais sont dépassés. Il y a les éléments qui sont en fin de contrat et qui risquent tous de claquer la porte sans se retourner, dans la mesure où personne n’aura essayé de les retenir. D’autres joueurs peuvent également quitter l’Entente même s’ils sont toujours sous contrat s’ils saisissent la CRL, car un bon nombre d’entre eux n’est pas payé depuis plus de trois mois. Tout cela est une bombe à retardement dont les dégâts seront énormes et difficiles à réparer si elle venait à exploser.
Soit il n’a pas de solutions, soit il prépare son retour !
Qu’est-ce qui pousse Hammar à rester caché alors que tout le monde a tiré la sonnette d’alarme et que les supporters s’inquiètent de plus en plus ? D’abord, on ne peut pas expliquer cela par de la déception. S’il ne s’agissait que de quelques jours, voire d’une semaine, ça passera. Mais là, cela fait tout de même deux semaines sans donner le moindre signe de vie. Même si on avait perdu l’un de nos proches les plus chers, on aurait repris le travail tout de même. Alors, on pense à deux choses. La première, c’est que Hammar n’a aucune solution en main pour traiter les dossiers cités ci-dessus ou apporter un élément de réponse à tous les problèmes auxquels est confrontée l’Entente. Il profite alors de la conjoncture pour pouvoir éviter tout le monde. Ou bien il prépare son retour dans la discrétion. Car certains laissent entendre que Hammar serait revenu sur sa décision de partir en fin de saison et serait en train de préparer son retour. On parle d’un nouveau bureau et d’une nouvelle équipe dirigeante qui injectera du sang neuf au club. Certains vont jusqu’à dire que Serrar pourrait être de retour pour former le duo des années précédentes. Ce ne sont que des spéculations en tout cas, au moment où la situation est jugée grave.
Les supporters souhaitent l’intervention du wali
Face à cette situation que traverse l’ES Sétif depuis deux semaines, avec la démission de tous les dirigeants, du moment qu’ils sont tous absents, les supporters estiment que le club a été abandonné et à partir de là, ils souhaitent l’intervention des autorités locales, le wali notamment, pour prendre les choses en main, afin d’éviter le naufrage. Il est à rappeler que le nouveau wali de Sétif, monsieur Mohamed Belkateb, a déjà parlé de la nécessité de remettre de l’ordre dans le club, sans aborder les détails. Les supporters en profitent donc pour lui faire appel pour qu’’il intervienne le plus vite possible, du moment que les dirigeants ont laissé tomber le club.
Ghacha «Le podium n’est pas encore perdu et nous avons besoin des 3 points du NAHD»
Contrairement à tout le monde, Hossan Ghacha dit que tout n’est pas perdu en championnat et qu’il va falloir jouer les chances à fond.
Comment se déroule l’entraînement en ce mois de Ramadhan ?
Les premiers jours sont un peu difficiles mais maintenant ça commence à rentrer dans l’ordre. On essaie de nous habituer et je peux vous dire que ça va beaucoup mieux. On s’entraine le plus normalement du monde et nous sommes déjà entrés dans l’ambiance des matchs, dans la mesure où nous jouerons samedi. Nous avons hâte de reprendre la compétition.
Ça sera donc samedi contre le NAHD…
Oui, ça va nous changer un peu de cette routine qui pèse sur l’ambiance. Nous sommes en train de préparer ce match et nous sommes déjà concentrés sur cette rencontre.
L’élimination en Coupe d’Algérie est-elle digérée ?
On le saura pendant le match ou après. Car pour le moment, il nous faut quelque chose pour pouvoir tourner la page. C’était un choc pour nous et il n’est pas facile de s’en remettre aussi facilement. Mais je dirais que la situation est meilleure et qu’on a besoin maintenant de replonger dans la compétition officielle pour oublier cette déception en coupe.
Comment comptez-vous gérer la fin du championnat en jouant sans objectif précis ?
Ça ne va pas être facile, c’est vrai, mais on jouera les matchs qui restent à fond. Il est vrai que tous nos objectifs se sont envolés, mais je crois qu’il reste encore une chance en championnat, celle de terminer sur le podium et nous allons essayer d’y arriver.
Vous parlez du podium, au moment où tout le monde n’y croit plus…
Je suis d’accord avec vous pour dire que ça va être difficile, mais ce n’est pas impossible, tout peut arriver en football, comme notre élimination en coupe d’ailleurs. Il reste quatre matchs, donc 12 points en jeu. Si on arrive à bien négocier ces rencontres et à faire le plein, je pense que nous avons une chance. Car les équipe du haut tableau ne sont pas à l’abri de mauvaises surprises, il faut y croire jusqu’au boit. Personnellement, j’y crois encore. En tout cas, c’est la seule manière d’éviter de jouer sans un but précis.
Comment s’annonce pour vous ce match contre le NAHD ?
Très difficile, bien sûr, mais j’ai un bon pressentiment. Nous allons jouer ce match pour le gagner et nous allons le gagner inch’Allah. Je suis très optimiste.
Publié dans : ess Hemmar Ghacha
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