Auteur : Lyes A. mardi 26 novembre 2019 14:08
Le premier responsable de la barre technique du Vita Club, Jean-Florent Ikwange Ibenge, s’est confié sur le match de ce vendredi face à la JS Kabylie. L’ancien sélectionneur de la République Démocratique du Congo reconnaît l’importance de ce rendez-vous dans la course pour la qualif’ aux quarts de finale de la Ligue des champions africaine.
Tout d’abord, on vous souhaite coach la bienvenue à Tizi Ouzou…
Choukrane (il l’a prononcé en arabe) (Il rit franchement)
Comment s’est déroulé votre voyage de Kinshasa jusqu’en Algérie ?
Le voyage a été un peu long, car nous avons joué hier (Ndlr : avant-hier) le derby de la capitale. Nous avons par la suite pris l’avion dans la nuit. On a juste eu le temps de faire un saut à la maison pour faire les valises rapidement et prendre l’avion. Certes, le voyage a été un peu long, mais nous sommes là, assez suffisamment tôt, puisque le match ne se jouera que ce vendredi. Donc, on aura la possibilité de se reposer avant ce match.
Justement, selon vous, vos joueurs auront suffisamment de temps pour bien récupérer avant le match de ce vendredi…
Oui, je le pense. En plus, nous sommes venus un peu tôt pour bien s’acclimater car on n’a pas la même température. A Kinshasa, il fait très très chaud à l’heure actuelle, tandis qu’ici il fait un peu froid. Il y a un écart thermique assez important entre le Kinshasa et Tizi Ouzou. Du coup, ces quelques jours que nous allons passer en Algérie avant d’affronter la JSK vont nous faire énormément du bien.
Que nous diriez-vous sur l’accueil qui vous a été réservé par la direction de la JSK ?
Tout va bien pour nous. On a été très bien accueillis par les responsables de la JSK à l’aéroport. Ils nous ont vraiment facilité la tâche. Et c’est ça qui fait la valeur du football. C’est cette fraternité qui fait que lorsque vous avez un problème, quelqu’un d’autre vient t’aider.
Comment avez-vous reçu la décision de jouer à Tizi Ouzou, après l’homologation du stade du 1er-Novembre ?
Franchement, ça ne nous dérange pas de jouer à Tizi Ouzou. Cela ne nous regarde pas. Je crois que chacun doit pouvoir chez lui. La JSK joue chez elle, et nous, on joue à Kinshasa et puis voilà. A chacun son tour. Et c’est du 50/50 pour les deux formations. Aujourd’hui, la CAF met de nouvelles normes pour ce genre de matchs, et cela va contribuer à l’amélioration des infrastructures en Afrique.
Evoluer sur du gazon synthétique ne vous pose de problèmes ?
Chez nous aussi on joue sur du synthétique. Donc cela ne nous pose aucunement de problème. On a l’habitude de jouer sur ce genre de pelouse.
On imagine que vous avez votre propre idée sur votre adversaire, la JSK…
On va s’en faire une idée sur notre adversaire. Déjà je connais leur coach, Hubert (Ndlr : Velud) que je salue au passage. Il a entraîné au Congo avec le TP Mazembe. Mais nous étions ensemble à Clairefontaine en 1998.
Comment sera donc le duel entre vous et Velud ?
Il n’y aura pas de duel entre Jean Florent Ibenge et Hubert Velud, mais plutôt entre la JS Kabylie et l’AS Vita Club.
Mais sur le plan tactique, le duel promet d’être très intéressent…
Peut-être, mais vous savez, le terrain appartient au footballeur. Ce sont les joueurs qui y seront pour faire le match.
Quel sera votre objectif pour ce match face à la JSK…
L’objectif est toujours de prendre du plaisir sur le terrain et de donner le meilleur de soi-même. Comme on est des compétiteurs et que nous sommes dans une compétition à quatre clubs, il est important d’essayer de ramener des points.
Comment allez-vous aborder ce match ?
Nous savons que nous allons affronter une grande équipe de la JSK. Comme je vous l’ai déjà dit, nous sommes en reconstruction. Nous avons perdu quatorze joueurs dont la majorité sont des internationaux. On est le petit poucet de ce groupe. Non seulement par rapport à notre phase de reconstruction, mais aussi par rapport au budget. Si vous mettez le budget de l’AS Vita club sur l’échelle continentale, nous sommes peut-être au-delà de la 100e place. On va essayer de tout faire pour réaliser le meilleur résultat possible face à la JSK.
Etes-vous de l’avis de ceux qui qualifient votre groupe de celui de la mort ?
Comme vous l’avez si bien dit, il s’agit du groupe de la mort. Oui, quelque part le titre est juste. Nous sommes dans le même groupe avec les trois ténors du Maghreb. En ce qui nous concerne, nous avons fait de bons résultats ces derniers temps en faisant deux finales en quatre ans. Mais, on est dans une année de transition, car nous avons perdu quatorze joueurs en une année et demie. Donc on est plutôt en reconstruction. Toutefois, nous avons la chance d’avoir des joueurs intéressants du pays.
Pour conclure, et en votre qualité d’ancien sélectionneur du Congo, vous avez sans doute suivi le sacre de l’équipe algérienne entraînée par Belmadi à la CAN…
D’abord, un grand bravo à Djamel ! Djamel est aussi quelqu’un contre qui j’ai déjà joué par le passé. Je suis très fier de ce qu’il a réalisé. Ça fait partie de tous ces fils du pays qui rentrent et qui font de belles choses. J’espère qu’il va continuer ainsi. Comme je vous l’ai déjà dit, lors de nos deux finales, nous avons une fois joué contre l’ES Sétif. Cela démontre bien que le football algérien est parmi les meilleurs du continent.
Savez-vous que la JSK a remporté sa première Coupe d’Afrique face à l’AS Vita Club ?
Oui, je me souviens. Personnellement, je n’étais pas encore là. Mais j’ai entendu ça. Je crois que nous avons perdu ici par quatre buts à zéro. Je sais aussi que l’AS Vita club avait aussi battu la JSK avant, mais que l’équipe de la JSK a eu sa revanche par la suite. Ce qui est bien c’est la JSK a eu sa revanche avec la coupe. La JSK possédait à l’époque de grands joueurs avec Fergani, je pense.
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