A la JSK, le doute commence à s’installer, notamment après les deux dernières défaites essuyées contre l’ASO et le CSC. Les Canaris qui pourtant avaient bien entamé la saison, ont fait chute libre et se retrouvent à la septième place avec dix points. Une situation qui inquiète énormément les supporters lesquels remettent en cause plusieurs choses, entre autres le choix du coach, mais aussi le recrutement réalisé. Mais pour apporter des explications et essayer de rassurer les amoureux du club, le président Chérif était l’invité de l’émission Bel Mekchouf diffusée chaque jeudi soir sur El Heddaf TV. Le premier responsable de l’équipe kabyle, très déçu des résultats certes, a essayé de positiver la situation qui, selon lui, ne durera pas longtemps, puisque les résultats seront meilleurs d’ici peu. Mais avant tout, il a tenu à expliquer que ce n’est pas à cause des deux défaites qu’il penserait virer le coach Hubert Velud : «Certes, nous avons perdu deux matchs qu’on voulait à tout prix gagner, on n’a pas bien joué et ça arrive. On ne peut pas gagner tous nos matchs, c’est impossible. Nous traversons un passage à vide mais ce n’est pas une raison pour virer le driver. On est passés à côté, on doit trouver des solutions pour régler ce problème et retrouver notre vitesse de croisière.»
«J’ai prévu une réunion avec tout le staff avant la reprise»
Même s’il tient toujours à son coach qui, jusqu’à preuve du contraire, est toujours en poste, le président du club demande des explications sur la défaite face au CSC. Au contraire, au lendemain de ce faux pas, il a discuté avec son conseiller, Jean Yves Chay pour lui organiser une réunion avec le technicien et les membres du staff technique afin d’évoquer cette amère défaite : «J’ai discuté avec Jean Yves Chay et je lui ai demandé d’organiser une réunion d’urgence avec Velud, Karouf et Djouder. Nous allons traiter en détail ce qui n’a pas bien marché au cours de cette rencontre. Maintenant, on est dans l’obligation de réagir et renouer avec les bons résultats.»
«Quand on gagne, on gagne tous, idem quand on perd»
Selon ses dires, après une défaite, il serait déconseillé de réagir à chaud, pour ne pas commettre d’erreurs : «De mes habitudes, je ne parle pas avec les joueurs ni le staff après une défaite. Il faut éviter de réagir à chaud. Je ne blâme personne, c’est une responsabilité partagée. Quand on gagne, on gagne tous, pareil quand on perd.»
«Ce sont les mêmes joueurs qui nous ont qualifiés à la phase des poules»
Alors que certains accusent les joueurs et leur rendement, le boss estime que c’est avec le même groupe que la JSK s’est qualifiée à la phase des poules de la Ligue des champions : «On critique nos joueurs mais les gens oublient que c’est ce même groupe qui nous avons arraché la qualification pour la phase des poules de la Ligue des champions. Nous avons battu Al Merreikh et le Horoya, deux grandes équipes. Cela veut dire que nous avons une équipe capable de réagir et de revenir en force.»
«Nous avons un staff d’équipe nationale»
En allant encore loin dans ses déclarations, le président, très convaincu des qualités de ses entraîneurs, estime que le club a un staff digne d’une équipe nationale : «Soyons réalistes, nous avons un staff digne d’une équipe nationale. Avec Chay, Velud, Karouf, Hourcade, Hamaned et Djouder, je crois que nous avons assez de qualités et de moyens pour réaliser quelque chose d’exceptionnel.»
«Le coach n’a utilisé que 14 ou 15 joueurs, je suis contre»
Par ailleurs, le premier responsable de l’équipe, en a saisi cette opportunité pour lancer un appel à son coach afin de faire tourner l’effectif et donner la chance à tout le monde : «La saison passée, pratiquement tous les joueurs ont eu une chance. Cette année, ce n’est pas le cas. Nous avons 27 joueurs et le coach n’en a utilisé que 15. D’ailleurs, je suis contre, j’espère qu’il donnera la chance à chaque élément.»
Objectifs :
«On veut un titre cette saison»
Après sept matchs et dix points récoltés, la JSK, avec un match en retard contre l’USMBA, garde toutes ses chances de décrocher un titre cette saison. Du moins, c’est ce qu’a déclaré son premier responsable jeudi soir : «On est en début de saison, rien n’est encore joué. La saison passée, l’USMA nous dépassait de 8 points et on pouvait les rattraper. Pour moi, nous avons toutes nos chances pour décrocher un titre cette année. Nous avons fixé des objectifs dont l’un serait de remporter un trophée. J’espère qu’on parviendra à le réaliser.»
«Le premier but a été atteint»
Après dix ans d’absence, la JS Kabylie retrouve enfin la phase des poules de la Ligue des Champions. Et d’après Mellal, atteindre ce tour de la compétition est déjà un objectif : «Nous avons eu affaire à de sérieux adversaires et la qualification n’était pas facile à arracher au Soudan et en Guinée. Aujourd’hui, je peux dire qu’on est fiers de ce que nous avons réalisé. Notre premier objectif a été atteint.»
«Je suis content de traverser cette période difficile en ce moment»
Contrairement à ceux qui se montrent inquiets par rapport à la situation que vit l’équipe, le président s’est dit content de subir ce passage à vide : «Nous avons enregistré un recul dans les résultats mais je préfère que ce soit maintenant que plus tard. Nous avons suffisamment de temps pour se racheter et redresser la situation.»
«Dorénavant, je serai exigeant, plus d’excuse»
Après ce qui s’est passé, la direction kabyle compte frapper fort. Apparemment, le boss va se montrer intransigeant envers ses joueurs : «On doit réagir, dorénavant, celui qui faute, il n’aura qu’à assumer ses responsabilités. Je serai trop exigeant avec eux.»
Les dettes
«La JSK ne doit que deux à trois mois aux joueurs»
Selon Mellal, il n’y a aucune crise financière à la JSK et pour preuve, les joueurs devraient encaisser une seule prime et deux ou trois mois de salaire. Du moins, c’est ce qu’a déclaré ce responsable lors de son passage à El Heddaf TV : «Certains parlent de cinq mois, c’est complètement faux. Dernièrement, je voulais leur accorder 50% de la prime s’ils avaient réussi à battre le CSC et pour les salaires, la direction ne leur doit que deux à trois mois. Certains joueurs sont même à jour. Alors, je tiens à dire qu’il n’y a pas de crise financière à la JSK.»
Ouverture du capital
«J’ai provoqué une assemblée générale pour le 30 octobre prochain»
Ce que les supporters demandaient depuis longtemps va peut-être se réaliser. D’après Mellal, l’augmentation du capital a été faite et que son ouverture devrait se faire prochainement, puisqu’une assemblée générale devrait avoir lieu le 30 octobre prochain au siège de la JSK : «Une assemblée générale aura lieu le 30 octobre prochain, durant laquelle nous allons procéder à l’ouverture du capital. Le capital a été augmenté dernièrement jusqu’à atteindre les 84 milliards.»
«On ne vendra pas les actions à une société nationale»
Et dans une décision qui a surpris certains, le numéro un du club refuse de vendre les actions à une société nationale : «On n’acceptera pas de vendre nos actions à une société nationale. Si une société venait à aider le club, elle serait la bienvenue, sinon si c’est pour acheter les actions et devenir majoritaire, non.»
Le premier responsable du club depuis deux ans, s’est dit prêt à céder sa place si quelqu’un se présenterait pour le remplacer : «Je ne suis pas éternel et je ne barre la route à quiconque. Si quelqu’un se sent capable et prêt à me remplacer, je lui déroulerai le tapis rouge. Il n’aura qu’à nous rembourser pour céder notre place.»
«Si quelqu’un veut devenir actionnaire majoritaire, je partirai»
Toujours dans le même contexte, l’homme d’affaires kabyle ajoute : «Si quelqu’un mettait suffisamment d’argent pour devenir actionnaire majoritaire, je partirai. Je ne vois pas l’intérêt de rester si je ne suis pas président. On doit aider ceux qui veulent travailler. Je le répète, je suis prêt à partir si quelqu’un se présente.»
«Les dettes ne dépassent pas les 3 milliards»
Par rapport aux dettes, le premier responsable du club le plus titré d’Algérie a déclaré que la JSK n’a que trois milliards de dettes : «Les dettes de la JSK ne dépassent pas les trois milliards. Nous avons pratiquement tout réglé, même les dettes de la CRL ont été mises à jour. C’est soulageant et rassurant à la fois.»
Medouar et la LFP
«Oui, j’ai rencontré Medouar mais je ne lui ai jamais demandé de me reporter un match»
La relation entre le président de la Ligue nationale de football, Abdelkrim Medouar et le président de la JSK, Chérif Mellal s’est normalisée suite aux nombreux différends. Lorsque l’homme d’affaires kabyle a été interrogé sur ce sujet, il s’est contenté de dire : «Oui, j’ai rencontré Medouar, nous avons pris un café ensemble mais rien de plus. Chacun a rejoint son travail, j’insiste à dire que je ne lui ai jamais demandé de me reporter un match ou quoi que ce soit.»
«Même sans trois internationaux, s’il faut qu’on joue, on joue»
Concernant le report des matchs, Mellal a déclaré que dans le cas où la JSK se retrouverait avec ses joueurs en Equipe nationale, il ne demanderai pas le report : «Nous avons 27 joueurs et je ne demanderai pas le report d’un match même si trois de mes cadres seront convoqués en Equipe nationale. Au contraire, ce sera une chance aux autres éléments de s’exprimer.»
Résultats
«Insatisfait du rendement contre l’ASO et le CSC»
Évoquant les deux dernières défaites essuyées contre l’ASO et le CSC, le président a déclaré qu’il n’était pas vraiment satisfait du rendement des joueurs : «Je ne suis pas satisfait du rendement de l’équipe, nous avons commis beaucoup d’erreurs. Contre l’ASO, nous méritons de perdre et devant le CSC, nous n’avons joué qu’une seule mi-temps avant de s’éclipser. Du coup, nous devons trouver des solutions pour renouer avec les victoires.»
«Pourtant, nous avons travaillé les balles arrêtées durant toute la semaine»
Contre le CSC, la JSK a encaissé trois buts sur des balles arrêtées. Des erreurs impardonnables selon l’entraîneur et les membres du staff technique. Interrogé sur ces erreurs, Mellal s’explique : «Nous avons pourtant, travaillé les balles arrêtées durant toute la semaine pour qu’à la fin, encaisser trois buts sur ce que nous avons travaillé. Je ne sais pas ce qui s’est passé mais il faut y remédier.»
«Je suis optimiste, on reviendra en force»
Au moment où les fans manifestent leur anxiété par rapport à la suite de la compétition, Mellal, très confiant, estime que la JSK va revenir en force : «Je suis quelqu’un d’optimiste, je sais que nous allons revenir en force car nous avons des joueurs qui peuvent relever les défis. Il suffit juste d’y croire et de continuer à travailler sereinement.»
Mercato
«Je refuse de parler du mercato»
A deux mois de l’ouverture du marché des transferts, le président des Canaris refuse catégoriquement d’évoquer ce sujet en cette période puisque selon lui, il faut faire confiance aux joueurs actuels et ne parler du mercato qu’au moment opportun : «Parler du mercato est insensé, car deux mois nous séparent de l’ouverture du marché des transferts. Pourquoi ne pas parler des jeunes et de l’importance de leur donner une chance ?»
«Nous avons une cellule de recrutement, le dernier mot lui revient»
Toujours dans le même contexte, Mellal a déclaré qu’une cellule de recrutement a été mise en place, laquelle a déjà carte blanche dans ses décisions : «Le recrutement ? Vous devez voir avec la cellule de recrutement. Nous avons des gens compétents, c’est eux qui sont en mesure de faire le bon choix en cas de renfort. Moi, je n’aurais qu’à exécuter.»
«Un jeune gardien de 19 ans a été surclassé, il sera la révélation l’an prochain»
Dernièrement, un jeune gardien a été promu en équipe première et selon Mellal, un grand avenir l’attend : «J’aime accorder la chance aux jeunes. Au lieu de voir ailleurs, il faut être sûr qu’on n’a pas chez nous ce dont on a besoin. Dernièrement, nous avons décidé de surclasser un gardien de 19 ans qui est pétri de qualités. L’année prochaine, je n’aurais pas à payer un gardien à 200 millions alors que je peux compter sur un en pleine progression, mais avec un salaire acceptable.»
Les blessés
«La blessure de Juma fait partie du passé, il est de retour»
Recruté cet été, l’attaquant Massoud Juma n’a joué que trois matchs avec la JSK, avant de contracter une blessure à l’adducteur. Absent depuis le 1er septembre dernier, le joueur n’a toujours pas réintégré le groupe, ce qui inquiète les fans. Interrogé sur cet élément, Mellal répondra : «La blessure de Juma fait partie du passé, il est officiellement de retour. Il s’est blessé à l’adducteur et son s’est compliqué par la suite. On refusait de le faire jouer pour ne pas rechuter. Aujourd’hui, il est apte.»
Le cas Ferhani
«Le cas Ferhani en suspens, mais…»
Ayant réclamé ses 900 millions avant de blocage le compte du club, Houari Ferhani n’a toujours pas encaissé son argent, selon Mellal. Ce dernier ajoute : «On a demandé à Ferhani de retirer sa plainte afin que notre compte soit débloqué. Nous avons décidé de saisir les instances compétentes car nous refusons de lui verser deux mois supplémentaires alors qu’il était blessé. Ce n’est pas à nous de lui payer ses deux mois.»
Autres sujets
«J’ai abandonné ma famille et mon travail pour la JSK»
A la JSK depuis presque deux ans, Mellal estime qu’il a abandonné son travail et sa famille pour servir ce prestigieux club : «En 18 mois, notre bilan est positif, nous avons réussi à redresser la situation et nous allons faire encore mieux à l’avenir. J’ai abandonné mon travail et ma famille pour servir la JSK. Je ne suis pas venu pour s’enrichir, au contraire, je suis venu par amour.»
«A la JSK, je suis le seul décideur»
Pour certains, y a des gens qui décident à la place de Mellal. Mais lorsque la question lui a été posée, le président, sans tarder, réagit : «Demandez à qui vous voulez, je défie quiconque, personne ne décide à ma place. A la JSK, je suis le seul décideur. Certes, je me réunis avec les dirigeants avant de trancher, mais le dernier mot me revient.»
Départ de Dumas, Chetti et Benkhelifa
«Dumas a réalisé un bon travail mais je voulais un coach plus expérimenté»
Les supporters de la JSK étaient tous contre le départ de Dumas mais la direction kabyle voulait un technicien plus d’expérimenté pour jouer les premiers rôles et avancer en Ligue des champions. C’est ce qu’a dit Mellal d’ailleurs : «Oui, Dumas a réalisé un bon travail mais je voulais quelqu’un d’expérimenté pour jouer le titre et aller loin en Coupe d’Afrique. Nous sommes en phase des poules, objectif réussi, nous allons essayer de faire mieux lors des six matchs qui nous attendent. On souhaite aussi décrocher un titre d’ici la fin de saison.»
«Je ne regrette pas son départ ni celui de Benkhelifa»
«Je ne regrette pas le départ de Dumas ni celui de Benkhelifa. Plusieurs grands joueurs ont quitté la JSK mais le club existe toujours. Il ne faut rien regretter dans le football», explique Mellal.
«Chetti ne voulait pas prolonger son contrat»
Avant de conclure, Mellal a parlé de l’arrière gauche Lyes Chetti, qui a été transféré à l’Espérance de Tunis : «Comme tout le monde le sait, Chetti devait aller au terme de son contrat, soit une avec la JSK, du coup, nous lui avons proposé de prolonger, mais il a refusé. Il a insisté à partir, donc on a décidé de le transférer car s’il était maintenu, il n’aurait rien apporté car il avait déjà la tête ailleurs.»
Publié dans : JSK Velud Mellal
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