Auteur : Saïd D. mercredi 10 avril 2019 11:14

24 heures après sa remise en liberté, lui qui a été en garde à vue pendant trois jours, le désormais ancien joueur de la JSK, Juba Oukaci, a choisi le Buteur pour s’exprimer et raconter ce qu’il a enduré durant sa détention provisoire. Très déçu, il estime qu’il n’est qu’une victime dans cette histoire et qu’il n’a jamais touché à la cocaïne. Il a insisté à dire qu’il a toujours eu un comportement exemplaire et que ce qui s’est passé, n’est qu’un accident, du moment qu’il s’est rendu à Alger pour passer un bon moment et non pour se droguer. Toutefois, il a tenu à lancer un message aux dirigeants de la JSK afin de le réintégrer, lui qui se dit prêt à effectuer des analyses pour prouver son innocence.  
Tout d’abord, comment vous sentez-vous après avoir été relâché ?
Je me sens bien mais toujours sous le choc. Je n’arrive pas à croire que j’ai été arrêté par la police et que j’ai passé des nuitées au commissariat. Je ne suis pas ce genre de personne, j’ai été victime dans cette histoire. Croyez-moi, je ne réalise toujours pas que j’ai vraiment été à deux doigts de foutre en l’air toute ma carrière.
Quelle a été votre réaction lorsque vous avez été arrêté par la police ?
Croyez-moi, je n’en revenais pas, je n’arrivais pas à accepter le fait que je sois interpellé. Et lorsque j’ai appris que l’information a été publié sur El Heddaf TV, j’ai failli m’évanouir. Ce n’est pas facile de voir une information pareille circuler dans les réseaux sociaux pour un motif qui est plus grave, la cocaïne. Si j’avais le moyen de me cacher définitivement, je l’aurais fait sans hésitation.
Les faits sont là, racontez-nous ce qui s’est réellement passé ?
J’ai reçu un coup de fil de Benyoucef qui m’a proposé de venir pour passer un moment ensemble. Donc, je l’ai rencontré en fin de soirée, et nous avons passé une belle soirée avant de rentrer à l’hôtel. Et c’est à ce moment-là que les problèmes ont commencé avec l’arrivée d’une fille que Benyoucef connaît. Cette dernière était venue pour lui causer des problèmes. Du coup, nous avons fait de notre possible pour calmer les choses et l’inviter à quitter les lieux rapidement.
Que s’est-il passé par la suite ?
Alors qu’on croyait qu’elle était partie, celle-ci est allée finalement se plaindre à la police lesquels n’ont pas trop tardé pour intervenir. Ils nous ont à ce moment-là, tous embarqués au commissariat.
Sincèrement, qu’elle est votre relation avec la cocaïne, du moment que vous avez aussi été accusé ?
Les gens qui me connaissent savent bien que je n’ai jamais pris cette drogue et je ne suis pas du genre. Certes, j’étais présent au moment des faits, mais je n’ai jamais pris cette substance. Je suis quelqu’un qui connaît ses intérêts, je n’irai jamais jusqu’à mettre en périple ma carrière.
Mais vous avez reconnu devant le juge…
Oui, j’ai reconnu, puisque nous étions tous ensemble. Ce n’était pas possible de dire le contraire. Le but était de nous libérer tous et non l’un de nous.
Donc vous n’êtes qu’une victime dans toute cette histoire…
Oui, je jure que je ne suis qu’une victime. Certes j’étais au mauvais endroit et au mauvais moment. Je ne suis pas un drogué, je suis un sportif qui veut réussir sa carrière. Je joue dans un très grand club, ce qui s’est passé n’est qu’un accident.
Qu’est-ce qui peut confirmer ou prouver que vous n’avez jamais pris ce genre de drogue ?
Je ne sais pas, mais je suis prêt à subir des tests pour prouver que je n’ai jamais pris cette drogue. Je suis clean, je m’entraîne et je travaille sérieusement. J’ai été induit en erreur, je regrette d’avoir accepté de passer une soirée dans la capitale. Je ne le referai plus jamais.
Vous avez été définitivement exclu du groupe, autrement dit, votre contrat a été automatiquement résilié. Qu’avez-vous à dire là-dessus ?
Je ne pense pas qu’il existe une pire nouvelle que celle-ci, je n’arrive pas à croire que je ne suis plus un joueur de la JSK et que mon contrat sera résilié. Je ne perds pas espoir, je vais essayer de parler avec le président Mellal et lui raconter toute la vérité. Je n’ai jamais créé de problème à la JSK, je crois que je mérite une deuxième chance. Toute ma famille est inquiète pour moi, je suis encore jeune, j’ai fauté certes mais je peux me racheter. Je n’ai besoin de rien, juste d’un pardon.
Avez-vous quelque chose à rajouter ?
Je demande pardon aux dirigeants et à tous les supporters, ce qui s’est passé ne me représente pas, je ne suis pas ce genre de joueur. J’ai lu des commentaires blessants mais je vais quand même essayer de prouver mon innocence. Mille pardons.

Publié dans : JSK Mellal Oukaci Benyoucef

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