La diffusion audiovisuelle par Internet va bientôt dépasser le câble et le satellite. Des statistiques intéressantes rapportées par la société Kagan, du groupe S&P Global Market Intelligence, indiquant qu’en 2018 la TV via IP avait dépassé la réception directe par satellite (DTH), devenant la deuxième plus grande plate-forme de distribution de la télévision payante dans le monde. Avec une croissance de 14,3% en un an, l’Iptv est la technologie ayant enregistré la plus forte progression l’année dernière, représentant 23,4% du marché total de 1,07 milliard de foyers dans le monde. Les prévisions montrent, en outre, qu’elle devrait connaître un taux de croissance annuel d’abonnés de l’ordre de 7% au cours des cinq prochaines années, suivie par la TNT. Et si la télévision par câble devait rester la plus grande plate-forme de réception dans le monde d’ici 2023, le nombre de ses abonnés devrait diminuer d’ici là de 0,3%, principalement en raison de la migration vers la TV par IP en Asie-Pacifique et en Europe occidentale. Et la région Mena est plus ouverte pour l’Iptv que pour le câble et le satellite. Selon la dernière édition du rapport de Digital TV Research pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, les revenus de la SVoD dans cette région vont plus que tripler d’ici 2024, atteignant les 2,13 milliards de dollars. La Turquie, leader du marché, va tripler son chiffre d’affaires en SVoD, atteignant 556 millions de dollars d’ici 2024. L’Arabie saoudite, elle, va presque quadrupler ses revenus pour atteindre 402 millions de dollars dans 6 ans et se placer à la deuxième place. Au total, on dénombrera 26,51 millions d’abonnements SVoD (un abonné SVoD peut avoir plusieurs abonnements) d’ici 2024, contre 11,31 millions à la fin 2018. La Turquie restera le leader avec 11,52 millions de clients. Les revenus de la télévision payante dans 20 pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena) ont chuté de 11% entre 2016 et 2018, conclut le dernier rapport de Digital TV Research. Ils ont, en effet, atteint un peu moins de 3 milliards de dollars l’an dernier et, selon les prévisions, ils devraient se situer autour des 3,2 milliards de dollars en 2024, soit moins que le résultat obtenu en 2016 (3,36 milliards de dollars). Une situation qui, selon Digital TV Research, est due à l’interdiction, imposée par l’Arabie saoudite, de vendre des décodeurs et des abonnements de l’opérateur qatari beIN. Toujours selon ce rapport, cinq pays généreront 78% des revenus de la télévision payante dans la région en 2024, alors que la Turquie fournira près de la moitié des revenus de la télévision payante en 2024. En se concentrant uniquement sur les 13 pays arabophones, les revenus de la télévision payante ont diminué de 16%, passant de 1254 millions de dollars en 2016 à 1059 millions de dollars en 2018. Le total devrait se redresser, pour atteindre 1432 millions de dollars en 2024.
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