Aussitôt installée, l’Autorité nationale indépendante des élections est déjà à pied d’œuvre, pour faire de la prochaine présidentielle, une réussite à la mesure des attentes et aspirations des citoyens.
Le travail a d’ores et déjà été officiellement entamé, en procédant notamment à l’installation de deux importantes commissions. La première a pour mission d’élaborer les listes électorales et d’installer toutes les représentations de l’autorité au niveau local, alors que la seconde est chargée des relations avec la presse, comme relevé d’ailleurs par le président de l’Autorité nationale indépendante des élections.
Ces deux commissions devront commencer le travail le plus tôt possible, sachant que la révision des listes électorales est attendue pour très prochainement.
M. Mohamed Charfi, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse, a également annoncé l’adoption du règlement intérieur, et ce après l’examen du texte y afférent par le conseil de l’autorité, lequel est composé, faut-il le rappeler, de cinquante membres. Signalons, dans ce contexte, que selon les dispositions de l’article 27 de la loi organique relative à l’Autorité nationale indépendante des élections, c’est au conseil de l’autorité d’élaborer, dès son installation, le règlement intérieur, lequel devrait être publié au Journal officiel. Le président de l’autorité, qui est notamment revenu sur les difficultés auxquelles devrait faire face cette instance, a signalé que celle-ci compte «œuvrer pour rendre la parole au peuple, afin de décider de son avenir et de parachever l’édification de l’État», ajoutant que la désignation de ses membres s’est effectuée «dans le cadre d’une démarche consensuelle et concertée avec la société civile». Il sera mis l’accent, par ailleurs, sur le fait que «cette autorité est le fruit des revendications populaires». M. Charfi avait au préalable affirmé dans ce sens que «le peuple algérien a su consacrer une véritable démocratie sur le terrain, en témoigne la loi constitutive de cette autorité qui évoque les articles 7 et 8 de la Constitution, lesquels consacrent la souveraineté du peuple ; ce qui présage un meilleur avenir pour l’Algérie et permet aux Algériens de concrétiser les principes de la Déclaration du 1er novembre 1954 ».
M. Charfi : « Tout ce qui a été entrepris est une traduction de ce que le peuple veut. »
M. Charfi met en avant que «tout ce qui a été entrepris est une traduction de ce que le peuple veut». Évoquant ensuite la mission de l’autorité et toutes les garanties permettant de concrétiser la revendication principale du peuple — en l’occurrence celle de choisir librement celui qui le représentera au plus haut sommet de l’État —, M. Charfi met en avant que cette autorité dispose de l’ensemble des garanties «pour une réelle pratique de citoyenneté» et qu’elle jouit également «des critères d’autonomie et de compétence». Mieux, enchaîne-t-il, «cette autorité, créée pour la première fois dans notre pays, est rarement égalée, au vu du contenu et des dimensions de la loi constitutive qui prévoit toute les garanties d’une réelle et libre pratique de citoyenneté».
Le président de l’Autorité nationale indépendante des élections rappelle que «le contrôle institutionnel est garanti par la loi». Il a invité le peuple à «accompagner» l’Autorité indépendante en termes d’encadrement des bureaux de vote, «mais aussi en veillant à s’inscrire dans les listes électorales et à se mobiliser pour permettre au citoyen d’exercer pleinement son droit de vote».
Pour rappel, l’instance, dont le siège se situe à Alger, avec des antennes au niveau local et auprès de la communauté nationale à l’étranger, a pour mission de veiller «à la préparation, à l’organisation, à la gestion, à la supervision et à la surveillance des élections». En matière de surveillance des élections, elle veille à garantir «la transparence et la régularité» du scrutin lors des étapes de sa préparation et de son organisation. L’Autorité sera composée, au niveau central, d’un président, d’un bureau et d’un conseil, et disposera, au niveau local, de délégations de wilaya. Elle recourra à des délégués au niveau des communes et des représentations diplomatiques et consulaires.
Elle dispose de son propre budget de fonctionnement. La nomenclature des dépenses et les termes et modalités d’application seront fixés conformément à la législation, pour peu que ses comptes et bilans financiers soient contrôlés par la Cour des comptes. L’instance peut enclencher toutes les procédures en cas d’atteinte ou menace portée au déroulement normal des opérations électorales, en vue de garantir la conformité de ces opérations aux textes législatifs et organisationnels en vigueur.
Soraya Guemmouri
Auteur: elmoudjahid
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.