La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune a proposé ce lundi au forum de Liberté des pistes pour des  solutions politiques afin de  préserver “le caractère pacifique” de ce qu’elle qualifie de “révolution algérienne”. Ainsi elle appelle à “la constitution des comités populaires, qui ont d’ailleurs commencé à se constituer dans les universités”. Elle explique que, pour son parti,  ces comités populaires représentent “l’auto-organisation de la société algérienne pour préserver le caractère pacifique du mouvement, et le préserver des  aventuriers et des provocateurs que différents centres envoient dans les manifestations ”. Lesdits comités vont “permettre la jonction entre les questions politiques sur la nature du régime et  les doléances économiques et sociales sectorielles. Ces délégués des   comités populaires se chargeront de rédiger les cahiers de doléances qu’ils  transféreront à un niveau communal puis au niveau wilayal et enfin  au niveau national”.  Pour Louisa Hanoune, “cette direction qui est l’émanation de la volonté populaire, peut se transformer en assemblée constituante comme elle peut organiser des élections,  puisqu’elle a toute la souveraineté du peuple qui l’a mandatée, à la différence de la conférence nationale qui ne l’est pas”. D’ailleurs, pour la responsable du parti des travailleurs “ce sont les réponses d’organisation qui interviennent généralement dans les périodes révolutionnaires”.

Défendant sa proposition, Louisa Hanoune a indiqué que la question de la formation de comités populaires et l’assemblée constituante “se pose toujours lorsqu’il y a un changement de régime et de système”. Elle a par ailleurs rappelé qu’à l’indépendance en 1962,  “s’est posée la question de l’assemblée constituante, qui était en réalité, au cœur du mouvement nationaliste algérien depuis 1926, parce que c’est la souveraineté populaire qui est la garante de la souveraineté nationale et c’est le contenu de la révolution mais le FLN de 54 avait abandonné cette question qui est revenu en 62”.

Poursuivant son réquisitoire, elle ne mettra pas de gants pour dénoncer la politique du FLN . Selon elle, “le parti unique a confisqué la constituante et c’est à partir de là que notre pays a emprunté une autre voie, qui n’était pas celle de la révolution et de l’indépendance”, a-t-elle déploré.

Imène AMOKRANE

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune a proposé ce lundi au forum de Liberté des pistes pour des  solutions politiques afin de  préserver “le caractère pacifique” de ce qu’elle qualifie de “révolution algérienne”. Ainsi elle appelle à “la constitution des comités populaires, qui ont d’ailleurs commencé à se constituer dans les universités”. Elle explique que, pour son parti,  ces comités populaires représentent “l’auto-organisation de la société algérienne pour préserver le caractère pacifique du mouvement, et le préserver des  aventuriers et des provocateurs que différents centres envoient dans les manifestations ”. Lesdits comités vont “permettre la jonction entre les questions politiques sur la nature du régime et  les doléances économiques et sociales sectorielles. Ces délégués des   comités populaires se chargeront de rédiger les cahiers de doléances qu’ils  transféreront à un niveau communal puis au niveau wilayal et enfin  au niveau national”.  Pour Louisa Hanoune, “cette direction qui est l’émanation de la volonté populaire, peut se transformer en assemblée constituante comme elle peut organiser des élections,  puisqu’elle a toute la souveraineté du peuple qui l’a mandatée, à la différence de la conférence nationale qui ne l’est pas”. D’ailleurs, pour la responsable du parti des travailleurs “ce sont les réponses d’organisation qui interviennent généralement dans les périodes révolutionnaires”.

Défendant sa proposition, Louisa Hanoune a indiqué que la question de la formation de comités populaires et l’assemblée constituante “se pose toujours lorsqu’il y a un changement de régime et de système”. Elle a par ailleurs rappelé qu’à l’indépendance en 1962,  “s’est posée la question de l’assemblée constituante, qui était en réalité, au cœur du mouvement nationaliste algérien depuis 1926, parce que c’est la souveraineté populaire qui est la garante de la souveraineté nationale et c’est le contenu de la révolution mais le FLN de 54 avait abandonné cette question qui est revenu en 62”.

Poursuivant son réquisitoire, elle ne mettra pas de gants pour dénoncer la politique du FLN . Selon elle, “le parti unique a confisqué la constituante et c’est à partir de là que notre pays a emprunté une autre voie, qui n’était pas celle de la révolution et de l’indépendance”, a-t-elle déploré.

Imène AMOKRANE

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