Avec l’appui de l’Union européenne (UE), l’initiative « Renforcement des systèmes d’innovation agro-sylvo-pastorale dans le Nord du Cameroun (ReSI-NoC) », a vu le jour dans la région du Nord Cameroun. Le choix de cette région du pays est simple. Il lui est reconnu d’être l’une des régions les moins développées du pays et le fait que l’élevage, l’agriculture et les aires protégées utilisent le même territoire soit 65 000 km2.
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L’initiative financée à hauteur de 2,5 millions d’euros, soit 1,637 milliards par l’UE, est gérée par par le Centre international de recherche en agroforesterie (Icraf). Elle s’étend sur la période allant de 2020 à 2024. Et vise à renforcer les systèmes d’innovation agro-sylvo-pastorale de la région avec l’objectif de promouvoir l’utilisation durable de ressources naturelles et ainsi améliorer les conditions de vie des populations tout en réduisant les conflits dans la région. L’objectif global ici étant de promouvoir des systèmes de production agro-sylvo-pastoraux économiquement rentables, écologiquement durables et socialement équitables dans la région Nord du Cameroun. De façon spécifique, il s’agit de renforcer les systèmes d’innovation agro-sylvo-pastorale dans leurs processus de planification inclusive, de négociation, de cocréation et de mise en œuvre d’innovations techniques, organisationnelles et sociales.
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Selon A. Degrande, l’impact attendu du projet ReSI-NoC est l’amélioration des conditions de vie des populations au Nord du Cameroun par une gestion harmonieuse des territoires permettant une intégration des activités d’agriculture et d’élevage et la gestion des écosystèmes naturels. « L’idée est également de trouver des moyens pour accompagner les populations dans la recherche des solutions », a-t-elle déclaré. « Il ne suffit pas juste d’introduire des nouvelles technologies ou des nouvelles variétés, mais il faut à chaque fois emmener les acteurs à travailler avec les populations pour qu’elles apprennent elles-mêmes à trouver des solutions à leurs problèmes ».
Bilan de la première année
La mise en œuvre du ReSI-NoC, est prévue pour se faire en 3 étapes : le diagnostic de la dynamique des populations, des activités de subsistance, de l’impact sur les ressources naturelles, de l’évolution du climat et de l’impact sur les pratiques, ainsi qu’une analyse institutionnelle approfondie des systèmes d’innovation agricole existants. Puis la mise en place de plates-formes d’innovation (ou d’autres dispositifs similaires) rassemblant les acteurs concernés aux niveaux de la chaîne de valeur et du paysage. Enfin l’expérimentation, l’adaptation et la diffusion des innovations techniques, organisationnelles et sociales en utilisant une approche participative.
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A ce jour le projet a déjà permis d’établir les sites sur lesquels comptent s’exécuter les activités. « À l’état actuel des choses, quelques sites ont été retenus autour des parcs nationaux, où nous avons déjà identifié les exemples de réussite », a ajouté Hervé Boukoua, facilitateur d’innovation au sein du projet. « Nous allons maintenant mutualiser nos ressources pour valoriser les innovations existantes et leur accorder une dimension de durabilité ». Dans le détail, quatre sites ont été retenus. Le premier est autour du parc national du Faro, la localité de Tchamba ; puis le site de Mayo-Djarendi du côté du parc national de Bouba-Ndjida ; et les sites de Sassa-Mbersi et Bawan, du côté du parc de la Benoué.
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Auteur: Cindy MBALA
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