Les membres de l’instance du dialogue et de la médiation sont partis, hier, à la rencontre du président de l’Union des forces démocratiques et sociales (UFDS).
Noureddine Bahbouh, le président de l’Union des forces démocratiques et sociales, a précisé, lors d’un point de presse, à l’issue de la rencontre, que son parti «reste attaché à la plateforme issue de la rencontre d’Aïn Bénian». Et de déclarer que «le dialogue impose qu’il ne faille pas ignorer les plateformes et initiatives des autres formations politiques et acteurs de la société civile». «Les mesures d’apaisement doivent être engagées dans les plus brefs délais», déclare M. Bahbouh, qui explique que cela «permettra de restaurer la confiance et la sincérité perdues, entre la classe politique, la société civile et le pouvoir».
La nécessité d’aller vers une solution consensuelle met la classe politique et la société civile dans l’obligation «d’aplanir les divergences, de se rapprocher pour un dialogue sans exclusion pour trouver une issue positive à la crise que traverse le pays actuellement», explique encore M. Bahbouh, qui dit avoir reçu « des garanties» du coordinateur de l’instance du dialogue, Karim Younès, quant à la plateforme d’Aïn Bénian qui «constitue une base solide et réelle pour entamer un dialogue inclusif». Partant d’un point de vue favorable à l’instance de Karim Younès, le chef de l’UFDS a déclaré : «Nous soutiendrons cette instance et nous appuierons ses efforts pour la recherche d’une solution consensuelle.» Car, le plus important, selon lui, est de ne pas prolonger la crise afin d’éviter de s’engouffrer dans une situation de vide, aux conséquences incertaines. «Nous allons subir les affres d’une crise économique dans les prochains mois, si le blocage persiste encore», a-t-il dit, avant d’ajouter qu’«il faut commencer à rechercher des solutions et à préparer les conditions pour l’organisation des élections, dans les plus brefs délais». Pour réussir ce processus, le président de l’UFDS suggère qu’il faut commencer par «la libération des détenus du Hirak». Au panel, M. Bahbouh explique que son parti a proposé d’associer la classe politique «pour la recherche des mécanismes adéquats pour sortir de l’impasse». Il réaffirme que «le dialogue devrait être inclusif», c’est pourquoi, poursuit-il, «il faut associer toutes les plateformes, quels que soient les divergences de vue et antagonismes pour trouver un consensus». Pour lui, «le débat s’oriente indubitablement vers toutes les initiatives, et déboucher certainement sur la nécessité d’accepter qu’il y ait, de part et d’autre, des remises en cause» pour réussir un compromis salutaire. C’est dans ce contexte qu’il parle de «sens du compromis». Cependant, il refuse de voir revenir sur la scène politique «tous ceux qui ont été à l’origine de la crise». «Ils doivent se retirer, au moins, d’un point de vue moral», dit-il. Si M. Bahbouh parle de «dialogue inclusif» et d’«ouverture à toutes les initiatives», il refuse néanmoins de voir inclure «ceux qui ont participé à la crise dans laquelle se débat le pays».
Celui-ci a pointé de doigt «les partis de la coalition», en martelant «que ces formations ne peuvent pas être des parties prenantes dans le processus du dialogue». Cependant, il explique : «Je fais le distinguo entre les partis et les militants.» M. Bahbouh estime que le processus électoral est le seul moyen pour conférer une légitimité aux acteurs politiques, car «si le peuple veut les réhabiliter, une fois les élections tenues, ils n’ont qu’à s’y présenter, et s’ils ont une certaine représentativité et crédibilité, c’est le peuple qui conférera la légitimité». Pour lui, l’option de «la Constituante» est mal vue par rapport à ses conséquences politiques.
Il suggère «un mandat de transition», durant laquelle «tous les ateliers de réformes politiques seront ouverts, avec le concours et l’association de tous les acteurs et des différents horizons politiques». «Les futurs candidats à la présidentielle doivent s’engager à respecter une charte», qui constituera un point de départ pour la concrétisation des revendications populaires, a préconisé le chef de parti.
Il est à signaler que le panel rencontre, aujourd’hui, les dirigeants du parti Fadjr Jadid, mené par Tahar Benbaïbèche, avant de s’inviter chez le Rassemblement national républicain, de M. Abdelkader Merbah.
Tahar Kaidi
Auteur: elmoudjahid
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