Les 11 et 12 août 2026 le groupe militaire américain de Yaoundé et le ministère de la Défense du Cameroun ont co-organisé un séminaire sur l’usage illicite des cryptomonnaies, le but est d’outiller les forces camerounaises face aux réseaux criminels et terroristes à l’ère du numérique.
La guerre contre la criminalité change de terrain. Elle se joue désormais aussi sur la blockchain.
Pendant deux jours, des experts américains du FBI, de la DEA, de l’AFRICOM Counter Drug Element et du Counter Threat Finance ont travaillé aux côtés de cadres des forces de l’ordre et de l’armée camerounaises.
Au menu : traçage des transactions illicites, démantèlement des circuits de financement du terrorisme, et lutte contre les réseaux criminels transnationaux qui utilisent les actifs numériques pour blanchir l’argent.
Pour les États-Unis, cette coopération illustre « un engagement continu » aux côtés du Cameroun. Il s’agit de renforcer les capacités, de partager l’expertise et de consolider les efforts conjoints pour sécuriser l’espace numérique camerounais car la menace évolue vite. À mesure que les cryptomonnaies se démocratisent, les organisations extrémistes violentes et les trafiquants adaptent leurs méthodes. Fini les valises de billets. Place aux portefeuilles virtuels et aux transferts invisibles.
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Ce séminaire vise justement à donner aux autorités camerounaises les connaissances et les outils pour garder une longueur d’avance. Former, anticiper, réagir : telle est la doctrine affichée.
Dans un contexte régional marqué par l’insécurité, Yaoundé mise sur le partenariat technique pour sécuriser ses finances et protéger ses citoyens.
Le message est clair : le Cameroun ne veut pas être la prochaine plaque tournante du crime 2.0. Et pour ça, il choisit de s’armer avec ses alliés.
Auteur: Arnaud Nicolas MAWEL
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