La cellule de communication de la Direction générale de la Sûreté nationale a organisé, hier à l’École de police Ali-Tounsi (Alger), un forum afin de débattre la stratégie adoptée par l’Algérie dans la lutte contre le trafic et la consommation de drogue, et ce à l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre ces phénomènes. La directrice de la prévention et de la communication auprès de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT), Ghania Keddache, souligne que le thème de cette année est : «De meilleure connaissance pour de meilleurs soins».
Elle affirme qu’il s’agit de mettre l’accent sur la nécessité d’améliorer la compréhension du problème mondial de la drogue. Une meilleure connaissance de ces questions permettrait de renforcer la coopération internationale et de limiter les conséquences de l’abus des drogues et du trafic sur la santé des individus, ainsi que sur la gouvernance et la sécurité.
Ghania Keddache estime que la stratégie 2020-2024 de lutte contre la drogue introduit la recherche scientifique et universitaire, afin de s’impliquer dans la mise en place de solutions contre le trafic et la consommation de drogue.
Cette stratégie est axée essentiellement sur la prévention et la sensibilisation aux dangers des stupéfiants, les soins et la réduction de l’offre et de la demande en matière de drogue.
«L’objectif est de garantir les soins aux personnes souffrant de dépendance en œuvrant à réduire la consommation et à minimiser les impacts sociaux et sanitaires», explique-t-elle.
Elle déclare que plusieurs données sont prises en compte dans l’élaboration de cette stratégie, y compris les résultats de l’étude sur la toxicomanie en milieux scolaire et universitaire, l’évaluation de la stratégie 2011-2015, les quantités saisies par les services de sécurité, les décisions de justice et le nombre d’individus arrêtés, ainsi que le nombre de toxicomanes pris en charge par les services sanitaires.
Qualifiant la dépendance à la drogue de «maladie chronique», elle reconnaît une hausse sensible en matière des saisies à travers le territoire national par rapport aux années précédentes, et révélé que les individus poursuivis pour consommation de stupéfiants sont principalement des jeunes de 25 à 45 ans.
De son côté, le directeur du service central de lutte contre le trafic de drogue auprès de la DGSN, le commissaire divisionnaire Djamel Guessoum, a mis en avant les efforts fournis par la Sûreté nationale dans la lutte contre le trafic de drogue, à travers la mise en place d’un plan axé sur la prévention et la répression.
«Des cellules d’écoute et d’orientation ont été créées au niveau des 48 sûretés de wilaya, pour la prise en charge des jeunes malades et toxicomanes. La DGSN a également mis en place un service cybernétique pour venir en aide aux éléments de la police pour l’éradication de la propagation du fléau de la drogue», se félicite le commissaire divisionnaire.
Les services de la police judiciaire ont procédé, durant les cinq premiers mois de l’année, à la saisie de quelque 2,7 tonnes de kif traité, plus 985.000 comprimés psychotropes, 1,1 kg de cocaïne et 16 grammes d’héroïne. Les enquêtes ont donné lieu à l’arrestation de 23.00 personnes impliquées dans 19.340 affaires.
En 2019, les mêmes services ont mis la main sur 8,6 tonnes de kif traité, plus de 1,6 million comprimés psychotropes, un peu plus de 10 kg de cocaïnes et 304 grammes d’héroïnes, et interpellé 39.684 personnes impliquées dans 32.266 affaires de trafic et consommation de drogue.
Mohamed Mendaci

Auteur: elmoudjahid
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