«J’appelle les cadres de la pêche à démocratiser l’activité de l’aquaculture et de la rendre accessible à tout un chacun, pour encourager son intégration et introduire d’autres formes d’élevage intensif de poissons, avec le soutien de la recherche et de la vulgarisation.»

C’est par ces termes on ne peut plus clairs que s’est adressé le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche aux cadres de la Direction générale de la pêche et de l’aquaculture, lors d’une rencontre qu’il a tenue récemment.
Cité par un communiqué de presse, Chérif Omari a relevé l’importance du secteur de la pêche et de l’aquaculture dans le développement et dans la diversification de l’économie nationale, et assuré que le secteur est «prometteur» et qu’il existe un «grand» potentiel qui peut être exploité et ce, d’une manière «durable». Le ministre a insisté, dans le même sillage, sur la préservation et l’amélioration des conditions socioprofessionnelles des travailleurs, la contribution au développement d’une économie nationale en préservant le patrimoine national, le respect des normes environnementales et la protection du pouvoir d’achat des consommateurs.
D’autre part, M. Omari a mis l’accent sur la formation des jeunes dans le secteur de la Pêche qui représente une base de la modernisation, et appelé, à cet égard, à la poursuite des cycles de formation des jeunes et de mettre tous les moyens à leur profit afin de développer le secteur. Le premier responsable du secteur de l’Agriculture s’est réjouit de l’intérêt croissant des agriculteurs pour les activités aquacoles en parallèle de l’agriculture, appelant en ce sens, les cadres du secteur de la pêche à être à l’écoute de ces derniers, à travers l’accompagnement et des facilitations afin de développer leurs activités dans ce domaine.  Il est à noter que la production nationale en poissons, qui atteint plus de 120.000 tonnes durant l’exercice 2018, pourrait s’accroître à 180.000 tonnes, avec le développement de la pêche aquacole, a conclu la même source.
Pour rappel, le secteur de l’Agriculture connaît une véritable révolution en Algérie. En effet, avec le lancement du programme national de développement agricole, en 2000, notre pays produit, à présent, 152 millions de quintaux de produits maraîchers, au lieu de 38 millions de quintaux. Ainsi, dans ce même sillage, le ministère avait, par ailleurs, souligné l’importance de produire, en Algérie, les semences afin d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. «Dans trois ans, nous ne devons plus importer des semences de pommes de terre», avait-il soutenu, non sans mettre en exergue le fait qu’il était attendu des différents conseils, l’augmentation de la production et la création des conditions idoines à l’exportation. Enfin, il avait été aussi dit que la production des produits maraîchers avait atteint 1.000 milliards de dinars, soit 10 milliards de dollars.
Sami Kaïdi
 

Auteur: elmoudjahid
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