La Premier ministre Nourredine Bedoui a instruit hier tous les ministères de procéder à l’annulation de toutes les décisions de nomination ou fin de fonctions aux postes supérieurs ultérieures au 11 mars, soit depuis sa désignation pour succéder à Ahmed Ouyahia. Brève et concise, cette instruction, rapportée hier par plusieurs médias, conforte, de prime abord, l’idée selon laquelle les institutions continuent de fonctionner normalement, et consolide, de fait, le principe de la permanence de l’État auquel sont attachés les pouvoirs publics depuis le début des manifestations populaires pour le changement. Un principe que le vice-Premier ministre Ramtane Lamamra a d’ailleurs tenu à mettre en relief, lors sa première déclaration publique.«Toute les institutions, y compris la présidence de la République, continueront à fonctionner normalement, jusqu’à ce que le peuple ait choisi librement le successeur», avait-il en effet affirmé, lors de son intervention à la radio nationale. En outre, l’instruction de M. Bedoui lève définitivement le doute qui s’est installé au sein de l’opinion, compte tenu du temps pris dans les consultations en vue de la formation d’un nouveau gouvernement. Eu égard en effet à la durée des ces consultations, des interrogations ont été formulées ici et là quant à savoir si les ministres de l’actuel gouvernement sont toujours maintenus. Un début de réponse, plutôt, à caractère affirmatif a été donné, lors de l’inauguration du Salon Batimatec, par MM. Abdelwahid Temmar et Youcef Yousfi, respectivement ministres de l’Habitat et de l’Industrie. Puis, c’est au tour de la ministre de l’Éducation nationale d’annoncer les résultats du deuxième trimestre, ce qui est à même de confirmer que Mme Benghabrit est toujours en poste. Idem pour le ministre de la Communication Djamel Kaouane, qui a procédé hier à l’installation du nouveau directeur général de l’EPTV.
K. A.
Auteur: elmoudjahid
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