L’option d’une présidentielle à tenir dans les meilleurs délais pour sortir de la crise actuelle a été  réitérée hier  par le SG du FLN Mohamed Djemaï, dans son allocution à l’ouverture de la rencontre des cadres du parti qui s’est tenue au Centre international des conférences. Rejetant  toute  autre forme de transition, il a en effet estimé que « la solution  à la  crise ne pourrait  être envisagée qu’à travers l’élection, en toute souveraineté et transparence, d’un président de la République qui  sera doté de toutes les prérogatives pour prendre en charge  les différentes  réformes ». 
Par là même, il  a  vigoureusement dénoncé les appels à la désobéissance civile que certaines voix anonymes tentent de remettre au goût du jour. «Ces appels visent à imposer par la force une phase de transition et une  internationalisation de la crise», avertit Mohamed Djemaï pour qui l’incitation à la désobéissance civile est l’œuvre de «la bande qui cherche à empoissonner le climat  politique en répandant la rumeur». L’orateur a réaffirmé en outre le soutien de sa formation au processus de dialogue tout en saluant   les consultations menées par l’instance de médiation présidée par KarimYounes en vue d’une issue consensuelle dans le cadre de la légalité constitutionnelle. Il assure, à ce propos, de la disponibilité de sa formation à ne ménager aucun effort pour contribuer au succès des objectifs  visés par ladite instance. Par ses prises de position, le FLN offre l’image d’un parti qui ne peut rester indifférent aux rebondissements dans le paysage politique. Sa direction politique, Mohamed Djemaï à sa tête, déploie ainsi toute son énergie dans l’analyse des événements successifs en rapport avec l’évolution de la dynamique citoyenne, et ce, vraisemblablement dans le but d’en tirer des décisions qui confortent l’idée de voir le parti crédité, à nouveau, d’une légitimité populaire que le SG se dit déterminé à reconquérir. En la matière, il va sans dire que les conséquences du mouvement populaire enclenché le 22 février ont fait que cette formation qui a servi de principal support politique à l’ancien régime est au creux de la vague.
En dépit  des nombreux détracteurs avec lesquels Djemaï continue de croiser le fer, le FLN pourrait bien sortir indemne d’une telle situation critique et sa capacité  de résilience, de ce point de vue, n’est plus à démontrer. S’agissant du processus de  dialogue auquel a appelé le chef de l’Etat,  Abdelkader  Bensalah,  le  SG  du FLN préconise qu’il  doit être mené  d’une manière inclusive et avec la participation de tous les courants politiques de la société et ne doit en aucun cas obéir à l’idée de se maintenir, pour les uns, au pouvoir ou d’y accéder, pour les autres. «Dialoguer c’est aller vers des concessions de part et d’autre et non la recherche du  pouvoir sur le dos du  peuple, c’est uniquement de cette manière que nous pouvons sortir de la crise» a-t-il en effet plaidé. Il a, par ailleurs, mis  en garde contre la persistance de la crise qui, selon lui, ne pourra engendrer  que des impacts négatifs au double  plan économique et social et  risque de  remettre en cause les acquis  du  mouvement citoyen.
Il rappellera à cet égard que l’Algérie  fait face à une conjoncture difficile, accentuée davantage par les menaces diverses émanant d’un  environnement régional plutôt hostile. Ce qui  nécessite, a-t-il insisté, de conjuguer les  efforts  en vue  de baliser le terrain  vers la tenue,  le plus tôt  possible, d’une élection présidentielle  transparente  qui  constitue la voie  idoine  garantissant aussi  bien  un retour à la   normalité des institutions de l’Etat que la consécration des aspirations et revendications légitimes du peuple. Mohamed  Djemai à rendu, par ailleurs, un hommage appuyé à l’ANP qui s’en est tenue, indique-t-il,  à ses missions républicaines, non sans agir dans le sens de mettre  en échec toutes les tentatives  visant à  nuire  à la  sécurité et à la stabilité du pays. «La direction  de l’Armée est  entre les mains   des  patriotes et des moudjahidines qui  œuvrent à  concrétiser le changement  souhaité par le peuple », a-t-il fait savoir.
 Karim Aoudia
 

Auteur: elmoudjahid
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