« Aucune instruction n’a été donnée pour la fermeture d’églises activant de manière légale», a souligné le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire. M. Salah Eddine Dahmoune, qui a accordé, lundi soir, une déclaration à la presse nationale, en marge de la mise en service d’une unité secondaire de la protection civile à la commune d’El Hamma, dans la wilaya de Khenchela, a cependant expliqué que «les services du ministère de l’Intérieur ont procédé récemment à la fermeture de hangars convertis en églises, activant illégalement dans quelques wilayas du pays». Donnant de plus amples détails et d’éclairages à ce sujet, il affirme que «12 sur 49 hangars transformés en églises et activant de manière illégale ont été fermés», notant par la même que «les mesures coercitives nécessaires seront prises à l’encontre des gestionnaires et ceux qui fréquentaient ces églises illégales».
Le ministre de l’Intérieur a, d’autre part, mis en relief que «l’Algérie fait partie des pays pionniers dans le domaine du respect de la liberté d’opinion et de croyance». Aussi et tout en relevant que «l’Algérie n’a pas besoin de leçon dans ce domaine», le ministre fera remarquer que notre pays est «connu pour le respect de la liberté de culte dans des cadres légaux et organisés». Poursuivant ses propos, il rappelle que l’Etat algérien avait «financé durant ces dernières années des dizaines d’opérations d’aménagement et de mise à niveau d’églises catholiques situées dans les wilayas de Tizi-Ouzou, Bouira, Annaba et Oran». L’on peut citer, à titre d’exemple, la réouverture, en décembre dernier, de la chapelle de Notre-Dame Santa Cruz (Oran), après sa restauration, la cérémonie organisée dans ce cadre s’étant déroulée en présence de l’envoyé du Pape François, le cardinal Giovanni Angelo Becciu. Il faut dire que la réouverture de cette église est en effet intervenue après une opération de restauration et de réhabilitation, à laquelle l’Etat algérien a consacré un financement à hauteur de 60% du coût, estimé à 340 millions de DA. Ce qu’il faut savoir également à propos des hangars transformés en églises et activant de manière illégale, c’est que l’intervention des services du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire pour fermer ces sites illégaux s’est faite suite à « des plaintes déposées par des citoyens sur des activités suspectes dans ces hangars», a indiqué M. Dahmoune. Il est utile de souligner, dans ce contexte, qu’en Algérie, la liberté d’exercice d’un culte est garantie par la Constitution et les lois de la République. De même qu’elle est soutenue et protégée par l’Etat, «cependant tout un chacun, y compris des associations religieuses activant en Algérie, doivent se conformer à ces lois», a indiqué le ministre. Depuis la promulgation de la loi de 2006 fixant les conditions et règles d’exercice des cultes autres que musulman, l’Etat a constamment appelé les associations religieuses activant en Algérie à se conformer aux lois de la République, et au cours des dernières années «bon nombre de ces associations, notamment catholiques, ont répondu à ces appels». Néanmoins, force est de constater que ce qui est fermé ces dernières années, ce sont des établissements éducatifs, des logements ou des locaux commerciaux transformés, unilatéralement par certaines associations, en lieux de culte et non pas des églises au sens de la loi, et ce, parallèlement à une recrudescence du courant évangéliste et des prolongements extérieurs «sans respect des lois de la République». Partant de là, les pouvoirs publics avaient affirmé à maintes reprises que la loi s’applique à tous, et que «celui qui refuse de s’y soumettre ouvre la voie au recours à la force publique pour l’imposer», ceci d’autant que la loi définit les conditions d’ouverture d’églises, et que l’Algérie «est souveraine de ses décisions en dépit des critiques». Par ailleurs, et sur un autre volet, le ministre a affirmé que la généralisation de l’énergie solaire aux établissements scolaires à travers le pays s’inscrit «parmi les priorités du programme de l’Etat algérien». Lors de la cérémonie de mise en service de l’école primaire Siad-Belkacem, à Khenchela, le ministre a indiqué que les efforts de l’Etat sont poursuivis pour mettre à la disposition des établissements scolaires tout ce qui est nécessaire, notamment en matière d’énergies renouvelables, dont le solaire. M. Dahmoune a donné des instructions aux responsables du secteur des équipements publics pour encourager le recours à l’énergie solaire en introduisant une clause dans les cahiers des charges sur l’exploitation de cette énergie dans les projets des établissements en cours de réalisation. Il a également ajouté qu’à l’avenir, une grande importance sera accordée à l’éducation physique, et partant, en faire une matière fondamentale dans le programme pédagogique du palier primaire.
Soraya Guemmouri
 

Auteur: elmoudjahid
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