«La relation entre Alger et Paris ne sera promue au niveau voulu, que le jour où le dossier de la mémoire sera définitivement réglé», tels sont en substance les propos du ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, qui s’exprimait hier, lors de la cérémonie commémorative du 65e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération, qu’a abrité le lycée Colonel Lotfi à Ouled Fayet. Une cérémonie qui a également vu la présence du ministre de l’Education nationale, M. Abdelhakim Belabed.
Devant une forte assistance, M. Zitouni a dénoncé les crimes perpétrés par le colonialisme français. «Des crimes dont les séquelles persistent à ce jour», et qui feront dire à ce dernier que les demandes «légitimes et constantes» à la France pour reconnaître ses crimes, présenter des excuses et indemniser l’Algérie pour ses crimes, «ne s’arrêteront que le jour où celle-ci le fera». L’opportunité a été offerte à cette occasion pour M. Zitouni de s’incliner à la mémoire des valeureux martyrs ayant sacrifié leur vie pour libérer le pays du joug du colonialisme. Evoquant certaines épopées phares du combat libérateur, il a aussi appelé les générations actuelles à sauvegarder la mémoire de nos martyrs en préservant le pays, «en cette période particulièrement sensible que traverse la nation». A ce propos, il ne manquera pas aussi de rendre un vibrant hommages au services de sécurité, tout corps confondus, «qui veillent à assurer la stabilité en jugulant en temps opportun, toute menace qui le guette notamment aux niveau des frontières ». Soulignant l’importance de préserver l’histoire de l’Algérie, M. Zitouni précisera que c’est «notre histoire qui nous rassemble et qui nous unit».  Abondant dans le même sens, le ministre de l’Education M. Abdelhakim Belabed, a souligné le rôle important de l’enseignant dans la transmission des valeurs patriotiques aux générations montantes, et de la lourde responsabilité qui lui est assignée dans la préservation de la mémoire collective.
Faisant part de sa conviction que ces enseignants seront à la hauteur de cette mission et qu’ils placeront l’intérêt de la nation au-dessus de toute autre considération, le ministre a, également, mis en relief l’importance de la mobilisation de l’ensemble de la famille éducative pour la réussite du scrutin du 12 décembre prochain. Par ailleurs, et en marge de cette cérémonie commémorative, le ministre a évoqué les derniers événements ayant prévalu dans son secteur, M. Belabed dira que «l’Etat algérien œuvre à prendre en charge toutes les préoccupations des enseignants», tout en assurant que tous les slogans qui ont été brandis par les enseignants du cycle primaire récemment, au cours de leur mouvement de protestation sont «des dossiers pris en charge avec le partenaire social». M. Belabed a rappelé, dans ce contexte, l’existence de pas moins de 15 syndicats agréés relevant du secteur. «Ces syndicats ont fait montre d’une conscience élevée et d’une grande responsabilité dans le traitement des dossiers, en particulier, pendant la conjoncture sensible que traverse notre pays». Il rappellera, dans ce sens, les efforts consentis en vue de prendre en charge les demandes de cette corporation. «Nous examinons minutieusement et en toute responsabilité, les dossiers relatifs à la situation socioprofessionnelle des enseignants», a expliqué le premier responsable du secteur, précisant que la prise en charge de certaines demandes nécessite du temps, alors que le traitement d’autres dossiers ont carrément besoin d’un cadre réglementaire impliquant d’autres secteurs.
M. Belabed, qui concède que le mouvement de contestation menée par les enseignants est spontané, mettra l’accent cependant sur le contexte actuel particulièrement sensible que traverse le pays.  Il a, dans le sillage, salué la disponibilité des enseignants, leur assiduité et leur esprit de responsabilité qui ont prévalu lors de l’organisation et la réussite des examens nationaux, malgré la situation que traversait le pays.  En réponse à une question sur les convocations des examens nationaux, M. Belabed précisera que celles-ci seront remises par les établissements scolaires. «Cette opération a été rendue possible grâce à la plateforme numérique du ministère», a expliqué le ministre qui précisera que c’est une démarche examinée au préalable avec tous les détails y afférents pour éviter aux élèves et à leurs parents les désagréments d’effectuer par eux-mêmes, les inscriptions et d’éviter les erreurs commises, lors de cette opération qui constitue une étape importante pour les 2 millions de candidats inscrits aux examens de la 5e, le BEM et le baccalauréat.  Il fera savoir, dans ce contexte, que depuis le lancement de l’opération, le 22 octobre dernier, le taux des inscriptions sur la plateforme a atteint les 49% en trois jours seulement. «Nous n’avons n’a jamais atteint ce taux auparavant», a affirmé à la fin, M. Belabed.
Kamélia Hadjib
 

Auteur: elmoudjahid
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