Rien ne va plus au FFS. Alors que tous les regards étaient braqués sur l’événement attendu du jour, un nouveau vendredi de manifestations, au siège du parti, hier, l’heure était plutôt au “bras de fer” entre les fidèles à la direction qu’incarne Ali Laskri et ceux qui font le forcing depuis quelques jours pour la tenue, en vain, d’un conseil national extraordinaire. Lancé par deux membres de l’instance présidentielle, via les réseaux sociaux, et appuyé, selon certaines sources, par une quarantaine de membres du CN, l’appel à la tenue d’un conseil national extraordinaire n’a pas eu l’effet escompté, puisque très peu de militants acquis à leur démarche ont répondu à l’appel. Et les partisans d’Ali Laskri étaient plus nombreux au siège du parti, venus  s’opposer à ceux qu’ils n’ont pas hésité à qualifier de “partisans cachir”. L’allusion, ici, vise les parlementaires qui ont refusé de renoncer à leur mandat parlementaire, comme l’a décidé l’instance présidentielle. Si aucun dérapage n’a été enregistré, contrairement au 8 mars dernier, la tension était, cependant, présente. Beaucoup étaient remontés contre ceux qui, à leurs yeux, veulent “saboter” le parti. “Au FFS, il n’y a pas de cachir”, scandait une dame devant quelques dizaines de militants présents dans la cour du siège du parti, alors que la salle de conférences était fermée. Selon des témoignages recueillis sur place, Jugurtha Aït Ahmed était même présent dans la matinée, venu soutenir ceux qui appellent à la tenue d’un conseil national extraordinaire. Mais cette nouvelle séquence traduit, de nouveau, le malaise persistant au sein du plus vieux parti d’opposition. Et comme toujours, les accusations mutuelles se multiplient. Il y a, d’un côté, ceux qui accusent Ali Laskri de tordre le cou au règlement intérieur, en décidant unilatéralement, sur instigation de Mohand Amokrane Chérifi, du retrait des parlementaires des “instances illégitimes et impopulaires” du régime et, de l’autre, ceux qui voient dans les agissements de ceux qui plaident pour la tenue d’un conseil national extraordinaire la main du “cabinet noir” écarté lors du congrès extraordinaire d’avril 2018. “Ali Laskri avait annoncé, en janvier dernier, la tenue d’une conférence thématique pour ce mois de mars, qui devait être suivie par une initiative politique, mais voilà que certains ont cherché à la torpiller”, soutient un proche d’Ali Laskri. “Il n’a jamais bafoué les statuts”, soutient-il. Mais en face, on reproche à Ali Laskri, au-delà des “violations” des statuts, selon eux, des manœuvres pour le contrôle de l’appareil, d’où “son forcing pour le retrait des parlementaires”, misant sur la sympathie à engranger auprès des militants et, au-delà, auprès du peuple algérien. Dans un communiqué publié jeudi, au lendemain de celui du nouveau premier secrétaire, la commission administrative fédérale de Tizi Ouzou a épinglé les “agissements de certains responsables du parti qui ont appelé à un conseil national anti-statutaire du 22/03/2019, l’exposant, écrit-elle, hélas, à toutes formes de dérives et de dépassements”. Félicitant le nouveau premier secrétaire pour sa nomination, les présents à la réunion ont “réaffirmé” leur soutien à la “direction nationale”. Mais nul doute  qu’au regard des développements que connaît le parti, le conseil national prévu en avril prochain s’annonce houleux.

K. K.

Rien ne va plus au FFS. Alors que tous les regards étaient braqués sur l’événement attendu du jour, un nouveau vendredi de manifestations, au siège du parti, hier, l’heure était plutôt au “bras de fer” entre les fidèles à la direction qu’incarne Ali Laskri et ceux qui font le forcing depuis quelques jours pour la tenue, en vain, d’un conseil national extraordinaire. Lancé par deux membres de l’instance présidentielle, via les réseaux sociaux, et appuyé, selon certaines sources, par une quarantaine de membres du CN, l’appel à la tenue d’un conseil national extraordinaire n’a pas eu l’effet escompté, puisque très peu de militants acquis à leur démarche ont répondu à l’appel. Et les partisans d’Ali Laskri étaient plus nombreux au siège du parti, venus  s’opposer à ceux qu’ils n’ont pas hésité à qualifier de “partisans cachir”. L’allusion, ici, vise les parlementaires qui ont refusé de renoncer à leur mandat parlementaire, comme l’a décidé l’instance présidentielle. Si aucun dérapage n’a été enregistré, contrairement au 8 mars dernier, la tension était, cependant, présente. Beaucoup étaient remontés contre ceux qui, à leurs yeux, veulent “saboter” le parti. “Au FFS, il n’y a pas de cachir”, scandait une dame devant quelques dizaines de militants présents dans la cour du siège du parti, alors que la salle de conférences était fermée. Selon des témoignages recueillis sur place, Jugurtha Aït Ahmed était même présent dans la matinée, venu soutenir ceux qui appellent à la tenue d’un conseil national extraordinaire. Mais cette nouvelle séquence traduit, de nouveau, le malaise persistant au sein du plus vieux parti d’opposition. Et comme toujours, les accusations mutuelles se multiplient. Il y a, d’un côté, ceux qui accusent Ali Laskri de tordre le cou au règlement intérieur, en décidant unilatéralement, sur instigation de Mohand Amokrane Chérifi, du retrait des parlementaires des “instances illégitimes et impopulaires” du régime et, de l’autre, ceux qui voient dans les agissements de ceux qui plaident pour la tenue d’un conseil national extraordinaire la main du “cabinet noir” écarté lors du congrès extraordinaire d’avril 2018. “Ali Laskri avait annoncé, en janvier dernier, la tenue d’une conférence thématique pour ce mois de mars, qui devait être suivie par une initiative politique, mais voilà que certains ont cherché à la torpiller”, soutient un proche d’Ali Laskri. “Il n’a jamais bafoué les statuts”, soutient-il. Mais en face, on reproche à Ali Laskri, au-delà des “violations” des statuts, selon eux, des manœuvres pour le contrôle de l’appareil, d’où “son forcing pour le retrait des parlementaires”, misant sur la sympathie à engranger auprès des militants et, au-delà, auprès du peuple algérien. Dans un communiqué publié jeudi, au lendemain de celui du nouveau premier secrétaire, la commission administrative fédérale de Tizi Ouzou a épinglé les “agissements de certains responsables du parti qui ont appelé à un conseil national anti-statutaire du 22/03/2019, l’exposant, écrit-elle, hélas, à toutes formes de dérives et de dépassements”. Félicitant le nouveau premier secrétaire pour sa nomination, les présents à la réunion ont “réaffirmé” leur soutien à la “direction nationale”. Mais nul doute  qu’au regard des développements que connaît le parti, le conseil national prévu en avril prochain s’annonce houleux.

K. K.

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