Suite au putsch du 18 août dernier, la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (Cedeao) a imposé certaines sanctions qui plombent aujourd’hui les activités des populations.
Les éleveurs maliens sont désemparés car les marchés à bétail sont quasiment vides. En cause, la suspension de toute relation financière et commerciale du pays avec ses voisins. Après l’imposition de ces sanctions économiques et financières, les autorités maliennes ont décidé, à leur tour, de suspendre l’exportation du bétail vers les pays de la Cedeao.
C’est un coup dur pour ces éleveurs qui avaient l’habitude de vendre une grande partie de leurs animaux dans les pays de la sous-région à savoir le Sénégal, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Nigeria. Autre difficulté : l’achat des aliments et compléments destinés aux animaux. Ceux qui viennent des pays voisins, notamment dans la filière avicole, ne peuvent plus être importés. Les opérateurs économiques eux aussi dénoncent un embargo qui paralyse leurs activités. Toutes les marchandises qui sont dans les ports d’Abidjan, de Lomé, Cotonou ou Dakar sont bloquées actuellement en raison des sanctions économiques et financières contre le Mali. Il y a surtout un risque de tomber dans la surenchère en cette période difficile pour le pays. En effet, lors de son premier sommet par vidéoconférence le 20 août, la Cedeao a dénié toute légitimité aux putschistes et ordonné la fermeture des frontières de ses États membres avec le Mali.
Elle a aussi stoppé tous les flux financiers et commerciaux, et ordonné la suspension du Mali de tous les organes de décision de la Cedeao. L’objectif visé était d’exiger la libération immédiate de l’ancien président IBK et de son Premier ministre ainsi que le rétablissement de l’ordre constitutionnel. En attendant qu’un accord sur le gouvernement de transition soit trouvé, ce sont les populations qui en souffrent.
Edith Kowa (Stg)
Auteur: La rédaction
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