Comme bon leur semble, les habitants de la cité Plateau ont coupé la route menant à l’entrée du Port, dénonçant les autorités locales qui trainent à s’atteler à leurs préoccupations et tout faire pour les fuir. Résultat, un afflux de voitures venant des deux sens se sont trouvées bloquées et otages d’une dizaine de jeunes mécontents. Comme s’ils se sont tous donnés le mot quelques minutes après, c’est tout le centre-ville qui est bloqué par la circulation, après que des commerçants des fruits et légumes ont coupé la route au niveau du pont du 17 octobre à l’intersection qui mène aux quartiers de Tijditt, Kharrouba, El-Arsa et Haï El- Houria. Les protestateurs (des commerçants délogés de leurs locaux du Souk Ain-Sefra, à la suite des travaux du tramway), se sont manifestés dans la même journée d’hier pour réclamer leur prime d’indemnité mensuelle qui tarde encore. De la même façon, les habitants du bidonville de la cité Berrais après un calme qui n’a pas duré longtemps, sont sortis, dans la même journée d’hier et à la même heure, et ont bloqué la route principale menant vers Oran, le port et Mazagran, par des pierres et des barricades, pour redemander leur délogement, vers de nouvelles habitations !L’Alerte a été donnée également au niveau de la commune de Hassi Mamèche, et c’est au tour des habitants des ‘’brariques’’ de couper la route nationale RN.17 , un autre acte non civilisé pour demander des quotas de logements et presser les autorités à régler leurs problèmes ! Une matinée noire pour les passagers et un parcours du combattant pour les automobilistes, qui ont passé des heures à la recherche d’un débouché pour arriver à leur destination, sous un soleil plombant ! Ainsi, en l’absence d’une voie de communication, et de moyens civilisés pour demander les droits, le pneu est devenu, à Mostaganem ces derniers temps, le meilleur ami du protestataire. Pas d’électricité ? On coupe une route avec des pneus en feu. Pas d’eau ? On coupe une route avec des pneus en feu. Pas de logements ? On coupe une route avec des pneus …mais ces poseurs de pneus ont oublié que ce n’est pas le wali qui va emprunter cette route coupée, mais c’est le pauvre citoyen, ce miséreux citoyen, qui est pris en otage et délesté de son droit lui aussi, d’emprunter cette route coupée !
Auteur: Riad
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