Face au mutisme d’une administration qui, depuis longtemps fait la sourde oreille, le service de la maternité est assuré uniquement par des sages-femmes et des infirmiers en l’absence de gynécologues, en fin de semaine. En effet, des dizaines de femmes sont évacuées vers Oran ou d’autres établissements pour y accoucher. Malheureusement, la prise en charge appropriée des parturientes en instance d’accouchement fait grandement défaut et ne répond pas aux attentes des patientes. Les gardes, pendant les week-ends, ne semblent plus assurées par des gynécologues, alors, que certains n’hésitent pas à ‘’les griller’’, sans la moindre inquiétude. Pire encore, durant la garde du samedi au dimanche passé, les services de la maternité, n’ayant pas de gynécologue de garde, ont été contraints, vu leur incapacité de prendre en charge une patiente nécessitant un accouchement par voie de césarienne, de la transférer vers l’hôpital de Ain Tédelès. Ce dernier n’a pu, lui aussi, la prendre en charge, faute d’anesthésiste, et la patiente concernée a fini par se rabattre sur une clinique privée, après avoir enduré des souffrances. Alors, qu’en est-il de celles qui n’ont pas d’argent pour se payer les services gynécologiques d’une clinique privée, ou bien celles qui n’ont pas de connaissances pour être prises en charge par des cliniques de gynécologie des wilayas limitrophes, ou encore celles qui ont des complications, comment doivent-elles faire ? Comment un service d’un établissement sanitaire, telle que la maternité ‘’Lala Kheira’’ aussi important, peut-il fonctionner dans de telles conditions ? La présence de gynécologue, en maternité au cours des week-ends est une nécessité absolue. En cette période de repos, le spécialiste est indispensable pour la prise en charge des cas présentant d’éventuels cas de complications. Les autorités concernées sont interpellées à remédier en urgence à cet état de fait déplorable.
Auteur: Amina Lachlak
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