Plusieurs centaines d’étudiants ont marché, hier, pour exprimer leur soutien infaillible à la mobilisation populaire qui en est maintenant à plus de trois mois.
Ni les contraintes du jeûne ni les aléas climatiques marqués par une forte chaleur, en ce mardi, n’ont empêché les étudiants de sortir nombreux dans la rue pour réclamer —pacifiquement il faut le dire— le départ des symboles du régime en place et appeler au rejet de l’élection présidentielle prévue le 4 juillet prochain.
Au niveau de la capitale, ils se sont donnés rendez-vous, comme d’habitude, à quelques encablures de la Fac centrale. Avant cela, les étudiants, issus de différentes universités et instituts d’Alger, n’ont pas cessé d’affluer au centre ville.
Drapés des couleurs nationales et avec des banderoles et pancartes à la main, ils criaient à gorge déployée des slogans hostiles au système. Ils ont réitéré en cette même occasion le refus de la présidentielle du 4 juillet, estimant que la tenue de cette échéance électorale à une date aussi proche «constitue, à la lumière de la conjoncture actuelle, une réhabilitation de l’ancien régime avec de nouvelles figures».
Remarque importante à mettre en exergue, les marcheurs étaient visiblement de différents horizons. D’ailleurs, cela a été même illustré par plusieurs pancartes brandies en ce mardi. Sur l’une d’elles, l’on pouvait lire, à titre d’exemple : « Jeûneurs ou non jeûneurs. Islamistes ou laïcs. Amazighs ou arabes. Femmes ou hommes. Toutes et tous unis pour une démocratie majeure», ou alors «Main dans la main. Notre force est inébranlable». En somme, les étudiants ont, cette fois encore, battu le pavé pour maintenir la pression et ce, en présence d’un important dispositif de sécurité déployé au centre de la capitale. Ce 14e mardi consécutif de marche depuis le début du Hirak, et le quatrième depuis le début du mois de Ramadhan, a été très particulier, eu égard au nombre important, voire impressionnant des étudiants qui étaient sur les lieux et qui ont réussi à faire un rassemblement des plus grands, clamant une «Algérie libre et démocratique».
Ils ont par ailleurs fait montre de leur détermination indéfectible à poursuivre cette contestation jusqu’à se faire entendre et obtenir gain de cause. «Nous continuerons à marcher chaque mardi et chaque vendredi avec tous les Algériens pour faire entendre notre voix qui conteste fortement le régime politique en place», a notamment déclaré à la presse un étudiant près de la Fac centrale.
Soraya Guemmouri
Auteur: elmoudjahid
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