Comme chaque mardi depuis le début du Hirak, les étudiants ont de nouveau marché à Alger pour réclamer le départ des symboles de l’ancien système, avant l’organisation de l’élection présidentielle du 12 décembre prochain.

Néanmoins, début des cours oblige, force est de constater que les étudiants n’étaient pas très nombreux en ce 31e mardi consécutif à battre le pavé des boulevards de la capitale, bien que des citoyens de tout âge (jeunes, adultes et personnes d’un certain âge) se sont joints à la manifestation qui s’est déroulée à travers les principales rues d’Alger-Centre. Les manifestants  qui se sont donné rendez-vous au niveau de la place des Martyrs ont emprunté un itinéraire s’étalant de la rue Bab Azzoun, jusqu’à la place Maurice Audin, en passant par les rues Larbi Ben M’hidi, Pasteur, la Grande Poste et le boulevard Colonel Amirouche ainsi que la rue Didouche Mourad.
Les slogans scandés par ces dizaines de jeunes gens étaient généralement relatifs à la consécration de «la souveraineté du peuple» et au «départ de tous les résidus de l’ancien système». Pour ce qui est des banderoles brandies, l’on pouvait notamment lire : «One, Two Three, Viva l’Algérie», «Maranach Habsin Koul Tlatha Khardjin» (NDLR : Nous ne nous arrêterons pas, tous les mardis nous sortirons) et «Yahia Gaïd Salah Wa Naâm Lil Intikhabat» (NDLR : Vive Gaïd Salah et Oui aux élections). Il y avait également des slogans hostiles à cette option et à toute forme de règlement de la crise, appelant au départ de toutes les  figures du  pouvoir actuel, néanmoins, tous et toutes ont exprimé haut et fort leur attachement au caractère pacifique de leur marche. D’ailleurs sur le même rang, l’on pouvait trouver un slogan et son contraire, brandi par différents manifestants, mais personne n’a essayé d’empiéter sur l’opinion de l’autre, tout s’est passé dans une ambiance bon enfant, empreinte de militantisme certes, mais calme et sans tension.
Les manifestants ont, par ailleurs, affiché leur attachement aux revendications du Hirak, en tête des quelles figure le départ — avant l’organisation de l’élection présidentielle — du gouvernement actuel, qui représente, à leur yeux, «l’un des symboles de l’ancien système». Il est à souligner, également, qu’avant l’entame de la marche, les étudiants et autres citoyens présents sur les lieux,  avaient, au préalable, entonné l’hymne national et bien d’autres chansons patriotiques à la gloire de l’appartenance à la patrie.
Il est à retenir, d’autre part, que cette 31e marche des étudiants, organisée, voilà maintenant chaque mardi, depuis le mois de février dernier, a été encadrée par un dispositif sécuritaire renforcé et qu’elle s’est déroulée dans le calme et sans aucun incident. Rappelons enfin que cette trente et unième marche des étudiants coïncide avec l’entame du huitième mois du mouvement populaire, communément appelé Hirak, et qui a débuté un certain 22 février 2019.
Soraya Guemmouri

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BEJAIA
Le peuple, source du pouvoir

Une marche populaire a été organisée hier à travers les artères de la ville de Bejaia suite a l’appel lancé par des syndicats, partis politiques et mouvements associatif dont les  SATEF, SNAPAP, CLA, PST, AVO88, LADDH, RAJ et le Collectif enseignants université de Bejaia pour une journée de grève suivie de la traditionnelle marche des étudiants. Ainsi la grève a été observée uniquement par les fonctionnaires et tous les commerces étaient ouverts, ainsi que les transports  qui ont assuré leur service régulier. La marche a débuté de la maison de la culture vers le centre-ville où les manifestants ont scandé des slogans pour le changement du système ainsi que le rejet des élections. Les manifestants ont appelé pour «une Algérie libre et démocratique», que «le peuple  soit l’unique source du pouvoir» et que «l’Algérie soit une et indivisible». Les manifestants ont également appelé le pouvoir à libérer les  manifestants  du Hirak.
M. L.

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Annaba
Une Algérie libre et démocratique

Des étudiants issus de l’université Badji Mokhtar d’Annaba ont battu, hier, le pavé pour réitérer les revendications formulées par le mouvement populaire du 22 février dernier. Regroupés comme d’habitude sur le parvis du théâtre régional Azzedine Medjoubi, en face du cours de la Révolution avant le début de la marche, les manifestants auxquels se sont joints d’autres citoyens, ont scandé des slogans hostiles au système. Refus du dialogue et des négociations, rejet de l’élection présidentielle sont les mots d’ordre repris par les manifestants, réclamant un changement radical du système politique et l’instauration d’une nouvelle gouvernance au service du développement du pays et du peuple. Brandissant l’emblème national et des pancartes, ils ont réitéré leurs revendications à savoir l’instauration d’un Etat de droit et démocratique. Les contestataires n’ont pas cessé de crier haut et fort qu’un changement radical du régime est une nécessité. Ils ont battu le pavé, tout au long du cours de la Révolution en passant par le siège de la wilaya, ils scandaient «Djazair Hora Démocratia».
B. G.

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Tizi-Ouzou
Mêmes slogans

Plusieurs dizaines d’étudiants de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou (UMMTO) ont encore une fois marché hier dans la ville des Genêts pour réitérer leur engagement en faveur du changement radical du système politique, le départ de tous les tenants de ce système, l’établissement d’un véritable Etat de droit et des libertés démocratiques mais aussi pour exprimer leur rejet de la tenue de l’élection présidentielle prévue pour le 12 décembre prochain. La 31e marche des étudiants de l’UMMTO auxquels se sont joints quelques enseignants universitaires et plusieurs autres citoyens s’est ébranlée comme de tradition depuis le campus universitaire Hasnaoua, nouvelle ville, pour sillonner les principales artères de la ville des Genêts et aboutir enfin à la placette de l’Olivier, entrée ouest de la même ville. Lors de cette manifestation qui n’a pas encore une fois drainé des foules, les marcheurs ont scandé des slogans hostiles au système, à l’organisation de la prochaine élection présidentielle sans une période de transition de courte durée et à la restriction des libertés démocratiques matérialisées notamment par les arrestations et l’emprisonnement de «hirakistes». «Non à l’élection présidentielle sans transition», lit-on dans une longue banderole déployée au devant du premier carré de cette marche estudiantine et citoyenne. Des pancartes et banderoles sur lesquels étaient transcrites les principales revendications de la dynamique populaire du 22 février ont été déployées par les marcheurs qui scandaient  à gorge déployée des slogans habituels du mouvement populaire.
La marche de la communauté universitaire  s’est déroulée et dispersée pacifiquement.
Bel. Adrar
 

Auteur: elmoudjahid
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