S’approvisionner en denrées alimentaires est désormais un luxe dans plusieurs zones du pays.
Les marchés sont de plus en plus arides en produits de consommation alimentaire tels que la banane, le manioc, le plantain et particulièrement les céréales.
Un tour au marché Acacias à Yaoundé, a permis de constater cette situation qui alarme nombre de femmes venues se ravitailler .<< Tout est devenu cher au marché. Je ne sais même pas si on va s’en sortir. Tu touches un petit régime de plantain on te dit 8 000 Francs alors qu’avant le prix était abordable.>> , déclare Judith, femme au foyer. Cet accroissement de prix est dû à la crise sanitaire actuelle qui a sérieusement impacté ce secteur d’activité. Outre les féculents (plantain, banane, manioc…) concernés par l’augmentation, on note une flambée des prix des céréales (maïs, arachides, mil, riz, haricot…) qui constituent la base des habitudes alimentaires de nombreuses populations. Néanmoins, on relève une variation de prix en fonction de la ville et selon le taux de production. Au marché Essos par exemple, le sac de 100 kg de maïs coûte entre 29 000 et 30 000 Fcfa au lieu de 15 000 et 16 000 Fcfa en période de vache grasse. Tout comme le haricot rouge qui est à la hausse. En ce moment, le sac de 100 kg coûte 90 000 Fcfa au lieu de 50 000 et 60 000 Fcfa en période d’abondance. Les commerçants expliquent ce phénomène par la chute des taux de production dans les régions de l’Ouest, de l’Extrême-nord, de l’Est et du Nord-ouest qui sont les principaux pourvoyeurs de ces denrées. <<J’achète ma marchandise à l’Ouest mais parfois à l’Extrême-nord, ça dépend des périodes. Il n’y a même pas de marchandises en ce moment. Il n’y a pas de marché, il n’y a pas de bénéfice. Nous sommes obligés de faire avec ce qu’on a mais on ne s’en sort vraiment pas.>> Explique Odette, vendeuse de céréales au marché Acacias à Yaoundé.
Dans la zone septentrionale, principalement à Maroua, on observe une énorme flambée des prix des céréales. Le prix du sac de 120 kg de maïs est passé de 18 000 à 24 000 Fcfa, soit une hausse de 6 000 Fcfa.
Bien que le prix de certaines denrées soit à la hausse actuellement, la tomate, elle, subit un décroissement énorme de son prix initial, du fait de la pandémie de la Covid-19 qui a imposée la fermeture des frontières. En effet, la production massive de tomates pendant cette période de pandémie, n’a pas permis aux producteurs d’exporter leurs récoltes comme ils le faisaient avant. Ils sont donc obligés d’écouler uniquement au Cameroun. Le cageot de tomates qui coûtait 3 000 Fcfa se retrouve actuellement à 1 500 Fcfa.
Adrienne Dikwes, Stg
Auteur: La rédaction
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