Pas moins de 250 tonnes de tomates et 200 tonnes de dattes seront mises sur le marché durant ce mois de Ramadhan. L’annonce vient d’être faite, hier, par le président-directeur général du Groupe de valorisation des produits agricoles (GVAPRO).
S’exprimant lors d’une conférence de presse qu’il a animée à la veille du ramadhan, M. Mustapha Belhanini a souligné que ces quantités énormes ont été fournies pour « lutter contre le monopole» et par voie de conséquence «casser les prix». Le responsable révélera, par la même occasion, qu’au niveau de la capitale, par exemple, les tomates seront cédées au prix de 80 DA au lieu de 100, au niveau des trois marchés de proximité qui sont initiées en partenariat avec l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). Poursuivant ses propos, le conférencier fait remarquer dans ce même contexte que la tomate n’est pas un fruit de saison et que sa récolte (qu’elle soit produite au niveau des serres ou qu’elle soit de saison) aura lieu au mois de juin prochain.
En ce qui concerne les dattes, celles-ci seront proposées à 150 dinars pour la boîte de 500 grammes. Pour le reste des produits maraîchers, à l’image de la courgette, il fera savoir que ces légumes seront disponibles en grandes quantités au niveau de ces marchés, plus connus sous le nom Souk Errahama, à partir de la deuxième quinzaine du mois de ramadhan. Il faut dire que comme chaque année, en ce mois de piété et de solidarité par excellence, nombreux sont les marchés de proximité qui viennent d’ouvrir dans grand nombre de communes du pays. Ces espaces de vente sont très visités par les citoyens qui trouvent dans ces lieux le juste prix au bon produit. L’on apprend qu’il est prévu la création, dans ce cadre, de pas moins de 587 «Aswak» et marchés de proximité couverts devant porter ainsi le nombre global d’espaces de vente à plus de 1.300, pour couvrir les besoins de la population et dégager, par la même, quelque 13.000 emplois.
L’on signale, par ailleurs, l’importation de 116.000 tonnes de fruits, à l’instar de la banane, de la pomme ou encore de la poire.
Néanmoins, comme pour l’importation des bananes, qui se fait sans imposition de quotas cette année, les autorisations délivrées se limitant uniquement à la conformité aux règles sanitaires et phytosanitaires, celle-ci va donner lieu à une baisse des prix sur les marchés.
«Le prix de la banane ne dépassera pas les 250 DA», ont assuré dans ce contexte, les pouvoirs publics, soulignant que ce fruit aurait un rôle de stabilisateur des prix des autres fruits.
Pour ce qui est des légumes, c’est le ministre du Commerce, M. Saïd Djellab, qui a annoncé dimanche au Forum d’El Moudjahid, que le marché en sera inondé grâce aux opérations de déstockages. «Le problème récurent durant le mois de Ramadhan est celui de la spéculation. Pour y faire face, nous avons entrepris des actions, notamment des opérations de déstockage des produits, de sorte qu’il y aurait dans l’ensemble des wilayas des brigades qui veilleront aux opérations de déstockages à tous les niveaux», a déclaré M. Djellab. «Tout opérateur que nous trouverons en train de faire du stockage à des fins de spéculation, nous enverrons directement son dossier à la justice», a-t-il mis en garde. «Nous avons commencé cette opération par les importateurs en suivant la trajectoire des produits alimentaires importés», a-t-il également souligné.
Il a insisté sur le fait que le gouvernement a décidé de supprimer les DAPS pour «apaiser la situation» et préserver le pouvoir d’achat des citoyens.
D’autres produits, plus consommés lors du mois sacré, seront disponibles suffisamment pour une durée de 6 mois tels que les pois-chiches (26.299 tonnes), les lentilles (23.855 tonnes) et les haricots blancs (16.063 tonnes), comme annoncé récemment. Autre remarque importante à retenir, dans ce même sillage, il est garanti une réserve de 99.219 tonnes de poudre de lait. Cette quantité suffisante peut répondre aux besoins des citoyens pour une période de cinq mois. Elle permettra donc d’éviter une pénurie en lait, en ce mois de ramadhan, et de répondre largement à toute la demande exprimée durant cette période.
Pour ce qui concerne les viandes, l’on souligne la disponibilité en cette période de l’année, de 185.991 tonnes de viandes rouges et blanches (locales, importées et congelées) qui seront vendues à des prix raisonnables. Selon les chiffres communiqués, la quantité de viandes blanches devant être mises sur le marché local, en ce mois béni de ramadhan, s’élève à 60.339 tonnes, contre 56.032 tonnes de viandes rouges locales, outre 47.500 tonnes de viandes bovines congelées importées et 22.120 tonnes de viandes bovines fraîches (importées également) . Ces quantités de viandes qualifiées d’importantes sont à même de couvrir «une grande partie» des besoins nationaux.
Soraya Guemmouri
Auteur: elmoudjahid
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