Dans plusieurs régions du pays, des milliers de citoyens, des jeunes pour la plupart, ont participé à des marches, notamment dans les grandes villes, à l’instar de Tipasa, Bouira, Tizi Ouzou, Oran, Tlemcen, Sidi Bel-Abbès, Annaba, Constantine, Sétif, Béjaïa et de Jijel, pour réclamer «des réformes politiques» rejetant «la corruption et la mauvaise gestion des affaires publiques». Les manifestants brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire des slogans «Pacifique, pacifique», «Changement et reformes»…Plusieurs centaines de personnes, en majorité des jeunes, sont sorties dans des rassemblements et marches pacifiques, afin de soulever des revendications d’ordre politique et d’appeler au changement, ont constaté des journalistes de l’APS. Des rassemblements suivis de marches dans les principales artères des grandes villes du Sud, à l’instar d’Ouargla, Ghardaïa, Laghouat, Béchar, Adrar, Tindouf et de Tamanrasset, pour appeler au changement, sous l’œil vigilant d’un dispositif de sécurité déployé pour éviter tout dérapage. Les manifestants, dont plusieurs brandissaient l’emblème national, ont veillé à ce qu’il n’y ait pas de débordement, et se sont dispersés dans le calme au terme de leur marche.
À Alger, tout a commencé après la prière du vendredi, lorsque les manifestants, dont on pouvait remarquer la présence d’un nombre considérable de femmes, ont décidé de converger vers la place du 1er-Mai, alors que d’autres groupes se sont formés au niveau de la Grande-Poste et du boulevard Mohammed-V, sous l’œil vigilant des forces de sécurité déployées sur les axes principaux, comme Didouche-Mourad, Larbi- Ben-M’hidi et boulevard Zighoud- Youcef. Drapés de l’emblème national pour beaucoup d’entre eux, les manifestants ont fait preuve d’un sens de civisme élevé et réussi le pari de marcher dans une ambiance bon enfant. Ils ont de ce fait administré une véritable leçon de civisme et de citoyenneté, dans la mesure où aucune casse ou autre acte de violence majeur n’a été signalé. Scandant des slogans «Silmiya silmiya» (pacifique, pacifique), ils ont pu s’exprimer librement et démocratiquement, et appelé à des réformes. «Nous ne sommes pas partisans de la violence. Nous souhaitons faire passer notre message dans le calme et la sérénité», lâche un sexagénaire qui a tenu à rendre hommage aux forces de l’ordre qui ont su gérer les grandes foules qui sont sorties dans la rue. «La police a gagné en expérience. Elle n’a rien à prouver, désormais», se félicitent des jeunes venus réclamer le changement.
 Durant toute l’après-midi, les principales artères d’Alger-Centre et de Sidi M’hamed ont vibré, sans toutefois qu’il y ait de débordements majeurs, excepté quelques heurts enregistrés ici et là, sans gravité, mais qui ont contraint les forces de l’ordre à recourir à l’usage du gaz lacrymogène et de canons à eau, pour disperser les foules aux alentours de l’hôtel El-Djazaïr.
«Aujourd’hui, la démocratie a pris le dessus, et l’Algérie s’en sort gagnante. Le peuple a montré encore une fois qu’il est mature», se réjouit une femme couverte totalement par le drapeau. Et preuve du civisme, les manifestants n’ont pas hésité, à la fin de ces manifestations, à procéder au nettoyage des lieux.
    S. A. M.

Auteur: elmoudjahid
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.