Mariée et prostituée
Kantigui est tombé des nues, après avoir appris une histoire à couper le souffle. En effet, dame X, agent de santé, mariée à un homme exerçant le même métier, se livrerait à la prostitution dans les rues de Bobo-Dioulasso à l’insu de son époux, selon des confidences faites à Kantigui. Et c’est lors d’une patrouille de routine, que les forces de l’ordre ont mis la main sur l’infortunée, qui était obligée de se dévoiler. Contrainte de même que les autres personnes à balayer la devanture du camp qui fait face à une grande rue avant d’être libérées, elle a imploré la clémence des forces de l’ordre : « Mon époux emprunte cette rue chaque matin pour rallier le service. Il risque de tomber sur moi si je sors pour balayer », a-t-elle expliqué aux forces de sécurité, les suppliant de l’épargner de cette corvée qui risque de mettre à nue son vieux métier. Les forces de l’ordre auraient fait preuve de magnanimité à son égard. « Pourquoi continuer la prostitution malgré son statut de femme mariée et son revenu mensuel en tant que fonctionnaire ?», se demande Kantigui, qui n’en croit pas à ses oreilles. Selon la source de Kantigui, nombreuses sont les femmes mariées qui s’adonnent en cachette à cette pratique dans la cité de Sya.
Dédougou produit sa première CNIB
Kantigui se rappelle le calvaire d’un habitant de Dédougou qui a dû reprendre à plusieurs reprises la procédure de production de sa Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB). Au finish, il a dû se rendre à Bobo-Dioulasso pour avoir le précieux sésame. Heureusement, il est revenu à Kantigui que désormais, les Dédoulais sont au bout de leur peine. En effet, l’Office national d’identification (ONI) de Dédougou a produit, le lundi 8 février 2021, sa première CNIB. « Les tests sont concluants. En attendant l’ouverture officielle, l’antenne de l’ONI-Dédougou est fin prête pour la production des CNIB au profit de la population de la région de la Boucle du Mouhoun », a lancé avec un brin de soulagement, un Dédoulais. Kantigui espère que l’ONI continuera dans cette lancée, en rapprochant davantage ses services des citoyens, surtout dans ce contexte d’insécurité.
Positif à la COVID-19, on lui propose un résultat frauduleux
Kantigui se rappelle que lors de sa visite, le 2 février dernier, à l’aéroport international de Ouagadougou, le ministre de la Santé, Pr Charlemagne Ouédraogo, avait indiqué que 13 cas de résultats frauduleux de la COVID-19 avaient été détectés au Burkina Faso. Il est revenu encore à Kantigui qu’un autre cas de faux diagnostic a été proposé à un agent du gouvernorat du Centre-Ouest. Testé positif à la COVID-19, l’intéressé, un proche d’un haut responsable de la région, devait effectuer un voyage. «Un agent de l’aéroport lui a demandé de passer le voir s’il a besoin de résultat négatif pour pouvoir voyager, moyennant de l’argent », a précisé la source. Kantigui appelle les autorités aéroportuaires à plus de vigilance et celles en charge de la santé à sanctionner les agents indélicats.
La paroisse de Saaba visitée par des voleurs
Dans la soirée du mardi 2 février 2021, des individus se sont introduits dans la paroisse Saint André de Saaba à Ouagadougou, non pour prier comme, mais pour voler. Selon les informateurs de Kantigui, les voleurs ont visité le secrétariat et les bureaux des prêtres. Las d’avoir trouvé des espèces sonnantes et trébuchantes, ils seraient repartis bredouilles, laissant à la surprise générale, les ordinateurs et autres objets de valeur. Si Kantigui a bonne souvenance de ses leçons de catéchèse, il est dit que Dieu aime les bons et les mauvais, parce qu’il s’attend à ce que les premiers continuent d’être sur le droit chemin et à ce que les seconds changent de comportement. Kantigui espère que ces visiteurs inhabituels s’approprieront cette maxime et que les responsables de la paroisse redoubleront de vigilance.
Grève en vue des chauffeurs routiers
La tension qui monte entre les acteurs du transport depuis quelques mois inquiète de plus en plus. En effet, dans une correspondance adressée au président du Faso et dont Kantigui a obtenu copie, l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB) projette d’aller en grève du 22 au 26 février prochain. Par ce mouvement d’humeur, les transporteurs routiers remettent en cause un décret et un arrêté, signés respectivement, les 26 février et 21 octobre 2020 et portant gestion du fret en provenance et à destination du Burkina Faso. Ces documents, ont-il écrit, entraînent « une pagaille » dans la gestion du fret et de ce fait influent « négativement» sur les conditions de vie et de travail des conducteurs routiers. Kantigui appelle donc les différents acteurs à privilégier le dialogue pour éviter de porter un coup à l’économie nationale.
Enterrement rocambolesque à Toudoubweogo
Kantigui, dans ses interpellations a toujours attiré l’attention des autorités municipales de l’arrondissement 4 de Ouagadougou sur la situation des cimetières, notamment ceux des secteurs 17 (Tanghin) et 20 (Toudoubweogo), saturés. Malheureusement, le cri du cœur de Kantigui n’a eu que pour réponse, l’implantation de pancartes principalement au cimetière de Tanghin, interdisant vainement de jeter des ordures. La semaine dernière, Kantigui a été témoin d’un enterrement rocambolesque au cimetière de Toudoubweogo. Les parents du défunt voulant coûte que coûte l’inhumer dans ce cimetière se sont mis à la recherche du moindre espace pour l’enterrer. Après quelques coups de pioches, ils se sont rendu compte à quatre reprises qu’il s’agissait d’anciennes tombes, avant de trouver un lopin de terre pour enterrer leur défunt. Lors des recherches, ils ont même creusé une tombe jusqu’à atteindre les restes d’un cadavre. Kantigui interpelle une fois de plus les autorités afin qu’on mette un terme à ce type de pratique.
Des motos à gaz à Ouagadougou
C’est tout ahuri, que Kantigui a vu une moto (scooter) rouler à Ouaga avec une bouteille de gaz en lieu et place du carburant. Le propriétaire a pris le soin de bricoler le réservoir de la moto, de sorte à placer la bonbonne. Si cette technologie permet au propriétaire d’économiser en terme de carburant, force est de constater qu’il met sa vie et celle des autres en danger. Kantigui invite la Police à aller au-delà du contrôle des documents en vérifiant sous les selles des engins, surtout ceux communément appelés « scooter ». Kantigui se souvient encore que, les conducteurs de taxis avaient eu l’ingénieuse idée de remplacer le gaz en lieu et place du carburant. Grâce à la détermination des forces de sécurité, le phénomène n’a plus pion sur rue, même si quelques taximen continuent de rouler avec du gaz. Kantigui exhorte encore les autorités policières à prendre le taureau par les cornes, avant que des vies ne soient fauchées.
Recrutement de 2 000 militaires de rang
Il est revenu à Kantigui que l’armée se donne les moyens pour venir à bout de l’insécurité au Burkina Faso. En effet, en plus des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et de la montée en puissance des Forces de défense et de sécurité (FDS), les Forces armées nationales (FAN) ont lancé le recrutement de 2 000 militaires de rang, du 1er février au 31 mai 2021. Le recensement concerne les jeunes des deux sexes de nationalité burkinabè, célibataire sans enfant à charge et nés entre le 1er janvier et le 31 décembre 2001. Les candidats doivent notamment être de bonne moralité et être titulaires du Certificat d’études primaires (CEP) pour les garçons et d’au moins le niveau 4e pour les filles. La composition des dossiers, note Kantigui, peut être consultée dans les mairies où se feront gratuitement les inscriptions.
Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(+226) 25 31 22 89

Auteur: BM. Sidwaya
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