Marrakech- La classe laborieuse de la région Marrakech-Safi a célébré mercredi, la fête du travail par des meetings et des défilés au cours desquels elle a réaffirmé ses principales revendications visant l’amélioration de ses conditions sociales et la préservation des acquis.
Les sections régionales, provinciales et locales de plusieurs syndicats, dont l’Union marocaine du travail (UMT), la Fédération des syndicats démocratiques (FSD), l’Union nationale du travail du Maroc (UNMT), l’Organisation démocratique du travail (ODT) et l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) ont brandi des slogans appelant notamment à l’institutionnalisation du dialogue social, le respect des droits des ouvriers, l’application du Code du travail, en insistant sur la nécessité d’instaurer une action syndicale sérieuse, un dialogue social responsable en tant que prélude fondamental à la réalisation des revendications « légitimes » de la classe ouvrière.
Lors d’un grand meeting, les responsables syndicaux régionaux de l’UNMT ont relevé qu’il est de l’intérêt de tous de renforcer la présence des partis et syndicats dans la société marocaine, relevant que l’accord du 25 avril marque le début d’une ère caractérisée par la volonté de parvenir à une paix sociale durable.
Ils ont aussi appelé au respect des dispositions du Code du travail, l’instauration d’un système fiscal équitable, qui allège les charges fiscales sur les ouvriers, l’accélération de l’adoption de la couverture sociale et médicale au profit des indépendants et non-salariés.
Ils ont reconnu que la résolution de tous ces problèmes nécessite la poursuite du dialogue social avec responsabilité et sérieux et un rapprochement des visions des trois parties (gouvernement, syndicats et CGEM).
Par ailleurs, ces responsables syndicaux ont reconnu que l’instauration d’un nouveau modèle de développement exige la mise à niveau du tissu économique et la promotion de la cohésion sociale à travers des politiques publiques efficientes
Ils ont aussi exprimé leur solidarité avec toutes les causes arabes justes, dont la question palestinienne ainsi qu’avec les ouvriers de pays arabes vivant des conditions difficiles tels que la Palestine, la Syrie, la Libye et avec tous les ouvriers du monde.
De son côté, les militants de la section locale de la Confédération démocratique du travail (CDT) ont appelé à la protection du pouvoir d’achat des citoyens, au respect des libertés syndicales, l’institutionnalisation du dialogue social, hisser la qualité des services publics, à s’atteler à trouver des solutions efficientes aux problèmes de secteurs tels que l’enseignement, la santé, l’habitat et le transport.
Ils ont aussi appelé à trouver des solutions pressantes aux problèmes du chômage et des disparités territoriales.
Les militants de l’UMT ont aussi brandi des slogans appelant à la protection du pouvoir d’achat des salariés, l’amélioration des services publics et la préservation des acquis et des droits socio-économiques.
Ils ont insisté sur la nécessité de poursuivre le militantisme pour parvenir à la justice sociale, à respecter les droits des ouvriers, dont le droit de grève, augmenter les salaires dans les secteurs public et privé et les collectivités territoriales, l’amélioration de la qualité des services publics, dont la santé, l’enseignement et le transport et l’élargissement de la protection sociale des ouvriers.
L’ODT a pour sa part, appelé à augmenter les salaires des fonctionnaires et salariés des établissements publics, l’augmentation des pensions de retraite, la révision de l’Impôt sur les revenus, l’instauration de la couverture sociale obligatoire pour toutes les entreprises et sociétés privées, les professions libérales et les indépendants et l’harmonisation des caisses et des régimes de retraite.
Les autres syndicats ont insisté sur la nécessité de protéger les libertés syndicales et les ouvriers du licenciement abusif, et à élaborer une stratégie répondant aux attentes des salariés, en leur permettant de bénéficier des services sociaux tels que le logement, la couverture sociale et l’assurance-maladie.
Ils ont aussi appelé à protéger la femme ouvrière de l’exploitation, la discrimination et lui garantir l’égalité dans tous les droits et lui fournir les conditions de l’emploi décent en particulier celle travaillant dans les exploitations agricoles.
Auteur: Mohammed KOURSI
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