Le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, s’est entretenu, jeudi à Alger, avec son homologue italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Luigi Di Maio. L’entretien a été élargi par la suite aux membres de la délégation italienne et responsables du ministère algérien des Affaires étrangères. La visite en Algérie du chef de la diplomatie italienne a permis «un examen des relations d’ensemble et de la coopération entre l’Algérie et l’Italie ainsi que des perspectives de leur approfondissement», a indiqué le ministère des Affaires étrangères (MAE) dans un communiqué. Les entretiens entre les deux ministres ont porté également sur «des questions régionales et internationales, notamment la situation en Libye sur laquelle les deux pays déploient des efforts diplomatiques intenses en faveur d’une solution politique», a-t-on ajouté. Selon le MAE, cette visite a été, pour les responsables des deux pays, «l’occasion de faire le point sur les échéances bilatérales en préparation, notamment la prochaine réunion du comité bilatéral de suivi et la tenue de la 4e session de la réunion bilatérale de haut niveau algéro-italienne à Alger au cours du 1er semestre 2020». Sabri Boukadoum, a qualifié, jeudi à Alger, la coordination avec l’Italie sur le dossier libyen de «très bonne», réitérant la position algérienne en faveur d’une «solution politique» et le «refus de toute intervention militaire» dans ce pays. A l’issue de ses entretiens avec son homologue italien, M. Boukadoum a indiqué que la coordination avec l’Italie sur le «dossier brûlant» de la Libye est «très bonne», mettant en avant la position algérienne en faveur d’une «solution politique, le refus de toute intervention militaire et le respect de l’embargo sur les armes». Le chef de la diplomatie algérienne a également insisté sur la mise en œuvre des négociations entre toutes les parties libyennes dans «le respect du droit international, avec le soutien de la communauté internationale, notamment les pays de la région». Le ministre a salué, à ce propos, le gouvernement italien pour son «soutien» à la position de l’Algérie et son rôle dans la résolution de la crise dans ce pays voisin. Par ailleurs, M. Boukadoum s’est félicité de la qualité des relations algéro-italiennes dans tous les domaines, notamment la coopération «dans les secteurs de l’énergie et de l’enseignement supérieur». Dans le même contexte, le ministre italien s’est réjoui des efforts de l’Algérie en matière de sécurisation des frontières avec la Libye, estimant que ces efforts loués par tous les pays de la Méditerranée permettent de prévenir les «infiltrations terroristes». Tout en rappelant ses visites à Bruxelles, à Istanbul et au Caire, le ministre italien a souligné que «tout le monde est d’accord pour un cessez-le-feu en Libye», qualifiant, par la même occasion, sa rencontre avec le ministre algérien d’opportunité «historique» pour travailler «ensemble» en vue de résoudre la crise libyenne. «C’est notre objectif commun», a-t-il déclaré. «Il est temps de mettre tous les pays et toutes les personnes autour d’une table et trouver la solution permettant de garantir la paix dans cette région», a-t-il ajouté. Au plan bilatéral, M. Di Maio a émis le souhait de trouver les moyens d’investir «ensemble» dans les nouvelles technologies, mettant l’accent également sur l’importance d’accroître les échanges économiques entre les deux pays, notamment dans le domaine du tourisme, estimant, néanmoins, que «sans la stabilité, il est difficile de réussir à implanter de nouveaux projets communs».
Auteur: elmoudjahid
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