MEHDI TAHRAT, DÉFENSEUR DU RC LENS

Un apport considérable pour les VertsUn apport considérable pour les Verts

Dans une interview accordée au site Web de son équipe, le défenseur algérien du RC Lens, Mehdi Tahrat, revient sur ses premier pas avec les Verts et plusieurs aspects liés à sa vie personnelle et professionnelle.

Actuellement en convalescence, Tahrat s’est exprimé, d’abord, sur ses origines: «Je suis d’origine algérienne, d’un petit village de la petite Kabylie. J’ai encore l’essentiel de ma famille là-bas. Jusqu’à mes 12-13 ans, je passais tous les week-ends chez ma grand-mère. Même quand il y avait des matchs de football, je ne pouvais pas déroger à la règle. Grâce à ma grand-mère, on était constamment baigné dans nos origines. De leur côté, mes parents ont essayé de nous éduquer à la fac¸on occidentale pour que l’on puisse optimiser au maximum nos chances en matiére d’intégration.» Et de poursuivre: «Quand j’étais plus jeune, je n’allais pas souvent en Algérie. Chaque été, nous avions la possibilité de découvrir des destinations différentes. Mon père travaillait dur pour cela. Depuis quelque temps, je vais de plus en plus en Algérie, notamment grâce à la sélection nationale. Quand j’y retourne, je constate l’importante place que le football y occupe. Le fait de porter le maillot de l’équipe nationale change énorme´ment de choses, que ce soit au niveau du regard de mes cousins ou de celui des gens du village, c’est une immense fierté.» Tahrat affirme que c’est sa soeur, Lynda, ancienne footballeuse professionnelle à Juvisy (Essonne), et sélectionnée à trois reprise en équipe de France, qui lui a transmis cet amour pour la balle ronde. «Elle m’a clairement transmis l’amour du football, notamment grâce à notre passion commune pour Roberto Baggio […] Elle a contribué à me forger un caractére. Maintenant, elle est trés contente et surtout très fière de moi. C’est une de mes premiéres supportrices.», se rappelle-t-il. «La banlieue m’a donné le goût du football. Aprés l’école, j’y jouais avec mes copains. Ma famille a aussi contribué au fait que je devienne footballeur professionnel. Tout le monde m’a soutenu, quelles que soient les difficultés que j’ai rencontreés», poursuit le défenseur de 28 ans, qui a pu allier études et sport, pour devenir un footballeur professionnel et diplômé dans les finances. Concernant son repositionnement sur le terrain, lui qui jouait dans la zone médiane avant de passer à l’axe de la défense, l’interviewé dira: «Pour ma première sélection en Equipe nationale algérienne, j’ai évolué en tant que défenseur central. C’est à ce moment-là que je me suis vraiment posé des questions. Si je voulais me donner un maximum de chances de pouvoir défendre les couleurs de l’Algérie, il fallait que j’évolue réguliérement à ce poste en club.» Enfin, évoquant l’aspect lié à la religion, il affirme: «Je suis musulman, suite à un réveil spirituel personnel. C’a ne m’a pas été transmis ou inculqué. Nos parents nous ont laissé grandir avec la possibilité de nous questionner. C’a m’est venu trés tôt. C’a m’apporte un équilibre et une certaine forme de sagesse. J’ai une vie trés modérée. J’aime les choses simples. Sans la religion, j’aurais peut-être eu une vie différente, peut-être faite de plus d’excés. C’a m’a appris certaines valeurs comme le respect d’autrui, la tolérance, le savoir-vivre ensemble, l’humilite.»

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