Le gouverneur de la région du Nord-Ouest, Adolphe Lele Lafrique a porté le message à l’attention du gouvernement mercredi 8 janvier. « Le siège d’Elections Cameroon dans le Donga Matung, région du Nord-Ouest a été incendié mardi 07 janvier par des assaillants ».
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L’attaque, qui a eu lieu mardi, a été revendiquée par des séparatistes anglophones à travers une vidéo postée sur les réseaux sociaux. Elle indique qu’il s’agit d’une « méthode dissuasive » par rapport aux élections législatives et municipales prévues au Cameroun le 9 février prochain sur l’ensemble du territoire.
En filigrane, les séparatistes menacent de « saboter » le bon déroulement des élections dans les régions du Nord-Ouest et le Sud-Ouest. En rapport à ces perturbations, ils prévoient de quadriller lesdites régions pendant cinq jours, à compter du 07 février, soit deux jours avant le double scrutin. Et trois jours après soit le 12 février. « Nous annonçons une ville morte du 7 au 12 février. Aucune campagne électorale ou élection ne doit se tenir sur notre territoire. Toute personne qui prendra part aux activités liées aux élections, sera traitée comme un traître », ont-ils insisté.
En guise de riposte à cet appel, le ministre délégué chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, a annoncé, l’envoi de 300 gendarmes supplémentaires dans les deux régions en crise. Au sein des administrations publiques, d’autres mesures sont prises pour garantir des élections sans anicroches.
Rappelons que ce n’est pas la première fois que des locaux dédiés à Elecam sont attaqués. Lors de la présidentielle d’octobre 2018, plusieurs bureaux de vote avaient été saccagés et des personnes tuées.
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Auteur: Ecomatin
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