Malgré la canicule qui touche, ces dernières semaines, l’ensemble du pays, suivie des feux de forêt, les prix des fruits et légumes sont restés plus ou moins stables. Globalement, il n’y a pas eu une hausse vertigineuse, des prix des produits de large consommation à l’approche de la fête de l’Aïd el-Adha. On s’attendait comme à l’accoutumée à ce que la fête religieuse soit une occasion idoine pour les commerçants afin d’augmenter les prix des fruits et légumes. Or le constat qui se dégage, à travers les différents marchés de la capitale, contredit cette attente. «Depuis plusieurs années, nous n’avons jamais constaté une telle stabilisation des prix de certains produits de large consommation, surtout à l’approche de la fêtes religieuses», a indiqué un citoyen rencontré au niveau du marché Ferhat Boussaâd. Il a estimé à cet effet qu’à l’arrivée des fêtes religieuses, les producteurs, les commerçants, les mandataires devraient s’entendre pour vendre les produits de première nécessité à des prix raisonnables, comme cela se fait dans certains pays, pour aider les familles, surtout à faibles revenus, à profiter aussi de ces moments de joie. En effet, lors d’une virée effectuée, au niveau des marchés de la capitale, notamment celui de Ferhat Boussaâd, nous avons constaté de visu, à titre d’exemple, que le prix de la tomate destinée à la consommation, qui était de 100 DA durant le mois de juillet dernier, a atteint les 50 DA, celui de la pomme de terre varie entre 60 et 70 DA, les carottes, elles, autour de 70 DA. Le prix de l’oignon oscille entre 25 et 35 DA, tandis que la courgette qui était écoulée à 80 DA a baissé pour atteindre les 60 DA. S’agissant des prix du piment et du poivron, ceux-ci tournent autour des 80 DA. Le haricot vert, quant à lui, a connu une augmentation faramineuse (200 DA), alors qu’il y a quelques semaines, il était à 100 DA. S’agissant de l’aubergine, il oscille autour de 70 DA le kilogramme. En ce qui concerne le prix de la salade verte, (laitue) il est fixé à 100 DA le kilogramme. Par ailleurs, concernant, les prix des fruits, nous avons remarqué qu’ils n’ont pas échappé à une hausse excessive. La pêche et la pomme sont vendues à 250 DA, les raisins à 250 DA, la banane à 270 DA. Aux rayons viandes, le poulet se vend à 300 DA le kilo. Pour connaître le point de vue des citoyens quant à cette stabilisation des prix, ces derniers ont exprimé à l’unanimité leur satisfaction quant à cette baisse des prix, insistant que les autorités doivent suivre de près quotidiennement la mercuriale dans les marchés. Il y a lieu de noter que pour la régulation de ce marché, les experts ont insisté à maintes reprises sur la nécessité de créer plusieurs marchés de proximité, au moins un marché au niveau de chaque commune. A travers l’élargissement du nombre de ces marchés l’Etat va éradiquer définitive ce phénomène de hausse inattendue des prix des fruits et légumes et la lutte contre l’informel qui constitue une menace réelle à l’économie nationale.
M. A. Z.

Auteur: elmoudjahid
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