Les fêtes  religieuses  ne passent jamais inaperçu pour la famille algérienne qui se montre très à cheval sur  ces évènements, à la symbolique, à la fois spirituelle,  sociale, culturelle et même économique.  L’Aïd el Adha, en fait partie de ces grands jours qui en disent long et dont il est impératif de vivre, chacun  à sa manière. Il faut bien le dire ce genre de fêtes sont, au-delà de l’odeur religieuse qu’elles dégagent, sentent  en parallèle,  les bonnes affaires à saisir coûte que coûte, en ces jours gorgés de bénédiction,  de ferveur et de piété. L’acte de sacrifice du bélier, soumis à des conditions liées à la charia, d’une part et l’aptitude à accomplir ce geste,  comme il se doit et sans maladresses, de l’autre expliquent toujours ce recours à une tierce personne pour s’occuper de ce travail et cette tâche qui puisse paraître  difficile et même complexes pour certains individus au cœur  sensible. C’est vrai que le malheur des uns fait le bonheur des autres. Ceci, revient, chaque Aïd El Adha avec la valorisation du métier de boucher. Ce n’est pas étonnant de voir  certains  se reconvertir en pros ou apprentis pour gagner un peu d’argent. Il faut souligner que les boucheries, boudées, pour au moins une dizaine de jours, poussent  beaucoup de professionnels à verser dans cette activité pour  remédier au manque de clientèle, durant cette période de disette. Egorger, dépecer le mouton  deviennent un véritable business, pour ne pas dire carrément, une poule aux œufs d’or,  pour les professionnels et bricoleurs qui se sucrent. Point de répit, encore moins faire la fine-bouche. L’occasion  est propice y compris pour ces jeunes, sans expérience qui égorgent, nettoient les tripes, la tête et les pieds de moutons, en contrepartie d’une somme d’argent. Tout le monde ainsi, trouve son compte, en ce  grand jour de fête.   Faire appel au boucher du coin pour l’égorgement  et le dépeçage de la bête est entré dans les mœurs, de nos jours. Dans certains quartiers, on peut même voir de longues chaînes, le deuxième jour de l’Aïd, d’autant plus que   le boucher est rompu à cet exercice,  en plus, il dispose de toute l’artillerie nécessaire pour  le bon déroulement de  l’opération en question.  Il faut  savoir que le poids du mouton ainsi que le quartier définissent, à eux- mêmes, les tarifs fixés pour ce genre de services peuvent varier entre 2.000 à 3.000 DA.
Une chose est sûre,  avec ces pros,  la qualité du service et la rapidité sont garanties. Sur ce plan,  Boualem, est formel d’ailleurs. «Je préfère opter  pour  cette alternative car je ne supporte pas la vue du sang», dira-t-il.
Un avis que partage Mourad, pour qui il est hors de question d’égorger  un  mouton.  Il affirmera dans ce sens qu’il manque d’expérience pour accomplir ce geste.
Samia D.

Auteur: elmoudjahid
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