Très bonne nouvelle pour les jeunes du sud du pays. Le gouvernement a pris la décision de lever le gel sur les activités créées dans le cadre des dispositifs d’appui à la création de micro-entreprises.
Une annonce qui fera le bonheur de nombreux jeunes issus des wilayas du sud du pays désirant créer une entreprise dans le secteur de leur choix.
C’est ce qu’a affirmé le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, M. Tidjani Hassan Haddam. Présidant une réunion sur la gestion du dossier de l’emploi dans les wilayas du Sud, celui-ci a annoncé, «le dégel, à titre exceptionnel, au profit des wilayas du Sud, de toutes les activités créées dans le cadre des dispositifs d’appui à la création de micro-entreprises de transport ainsi que d’autres projets suite à une instruction du Premier ministre, Noureddine Bedoui». Conscient et soucieux de la situation de l’emploi dans le Sud du pays, le ministre soulignera l’importance de l’implication de tous les secteurs de l’Etat pour une meilleure prise en charge des préoccupations des jeunes demandeurs d’emploi, ce qui permettra, selon lui « de créer la richesse locale et contribuer à la relance de l’économie nationale». M. Haddam a estimé que « la conjoncture exceptionnelle que traverse le pays exige de nous de redoubler d’efforts », notamment à travers «l’aplanissement des tous les obstacles et l’adoption de la transparence dans la gestion des programmes relatifs à l’emploi », exhortant les responsables du secteur à «adhérer à cette démarche, à travers leur mobilisation entière pour assumer les responsabilités qui leur incombent». S’agissant du traitement des offres d’emploi et du placement des demandeurs, le ministre a souligné la nécessité de « la parfaite coordination entre les différentes instances, sous la tutelle, et tous les secteurs concernés par le dossier de l’emploi au niveau des wilayas du Sud, notamment à travers la redynamisation du rôle des commissions intersectorielles locales, qui constituent le cadre adéquat pour conférer davantage d’efficacité et de coordination au niveau local».
Evoquant la qualification des jeunes demandeurs d’emploi, le membre du gouvernement a estimé qu’une main-d’œuvre qualifiée est la clé de développement de n’importe quelle entreprise dans n’importe quel secteur. Pour lui, il est indispensable « de travailler de concert avec le secteur de la formation professionnelle pour améliorer le niveau de qualification des demandeurs d’emploi pour répondre aux exigences ascendantes des entreprises de recrutement, ce qui est légitime». Le ministre citera à l’occasion deux autres gros secteurs pourvoyeurs d’emploi, à savoir l’industrie et l’énergie. Selon lui, il est important de mettre sur pied une coordination avec ces deux départements « une vision prospective, afin de recenser la liste des métiers d’avenir au niveau de ces wilayas pour permettre aux secteurs de la formation et de l’enseignement professionnels et de l’Enseignement supérieur de mettre en place des programmes dans ces nouvelles spécialités». Pour cibler clairement les secteurs susceptibles d’accueillir les projets d’investissement, M. Haddam a appelé à accélérer l’élaboration de cartographie des activités disponibles dans chaque wilaya. Il appellera cependant au renforcement du contrôle et de l’orientation par les services de l’Inspection du travail, afin de veiller à l’application de la législation du travail. Par ailleurs, il regrettera que « certaines entreprises ne jouent pas le jeu et ne font pas appel à l’agence de l’emploi (ANEM) pour dénicher des demandeurs d’emploi». D’autre part, le ministre s’est dit disposé à mettre en place un dialogue transparent avec le partenaire social dans l’objectif de dépasser les obstacles et trouver les solutions adéquates aux préoccupations des employés de l’ANEM». «Les portes du dialogue sont toujours ouvertes», ajoutera-t-il. Côté chiffres, le premier responsable du secteur du Travail révélera que 3.100 placements ont été effectués par le biais de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM) et 280 autres dans le cadre des dispositifs des contrats de travail aidés (CTA), sans oublier 13 autorisations exceptionnelles établies par des walis pour le recrutement de 340 jeunes hors wilaya. Concernant la création d’activités dans le cadre de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) et du Fonds national d’assurance chômage (CNAC), le ministre a fait état, pour la même période, du « financement de plus de 190 microprojets ayant permis la création de plus de 455 emplois contre 111 projets, durant la même période de l’année 2018. Des financements de projets qui avaient permis la création de 291 emplois, soit un taux de croissance estimé à 71%.
Mohamed Mendaci
Auteur: elmoudjahid
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