Mieux communiquer, mieux vivre…
Gestion de l’énergie
Une personne profondément fatiguée peut devenir plus irritable, plus sensible, moins patiente, plus impulsive. Elle peut répondre sèchement à quelqu’un qu’elle aime, perdre sa capacité d’écoute, se sentir rapidement agressée ou incomprise.
Stress par-ci, stress par-là !
Comme si tout n’était que stress et ne devenait que stress…
Mmmm…
J’ai mis un peu de temps pour comprendre que tout n’est pas stress et qu’il y avait autre chose… Une chose, un état, qui nous arrive à toutes et à tous, et qui se nomme : fatigue…Vous connaissez n’est-ce pas ?!
Et bien c’est de ceci que j’ai décidé de vous écrire aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que nous sommes tous concernés et tous des fatigués ici et là, d’un temps à l’autre…
Et aussi, parce que nous parlons souvent de gestion du stress, de communication bienveillante, d’intelligence émotionnelle ou encore de leadership humain.
Et nous oublions un élément essentiel qui influence directement notre manière de parler, d’écouter, de réagir et même d’aimer: notre niveau de fatigue.
La fatigue n’est pas uniquement physique.
Elle peut être mentale, émotionnelle, sociale, relationnelle. Et lorsqu’elle devient chronique ou toxique, elle finit souvent par parler à notre place.
Une personne profondément fatiguée peut devenir plus irritable, plus sensible, moins patiente, plus impulsive. Elle peut répondre sèchement à quelqu’un qu’elle aime, perdre sa capacité d’écoute, se sentir rapidement agressée ou incomprise. Non pas parce qu’elle est mauvaise ou négative… mais simplement parce qu’elle est épuisée.
Je le remarque moi-même parfois.
Quand je dépasse mes limites d’énergie, quand j’en fais trop, quand je ne prends plus le temps de récupérer réellement, je sens que mon équilibre change. Je deviens plus facilement irritable, moins tolérante, plus tendue émotionnellement. Et je sais que beaucoup de personnes vivent exactement la même chose.
Dans une société qui valorise souvent l’hyperactivité, la disponibilité permanente et le fait «d’enchaîner», se reposer est presque devenu culpabilisant. Comme si ralentir signifiait être faible ou moins performant.
Pourtant, écouter son corps et respecter son énergie est une véritable forme d’intelligence émotionnelle.
Savoir dire : «Je suis fatigué aujourd’hui.»
«Je n’ai pas l’énergie de sortir.»
«J’ai besoin de silence.»
«J’ai besoin de récupérer avant de continuer.»… ce n’est pas de la paresse.
C’est de la prévention émotionnelle et relationnelle.
Car une fatigue mal gérée finit souvent par créer :
• du stress,
• des conflits inutiles,
• des malentendus,
• de la frustration,
• et parfois même une détérioration des relations.
Certaines discussions ne devraient jamais avoir lieu lorsque nous sommes à bout d’énergie. Certaines décisions méritent d’attendre quelques heures de repos. Et certaines personnes que nous aimons ne méritent pas de recevoir la version épuisée de nous-mêmes.
La gestion de l’énergie devrait devenir un véritable lifestyle.
Cela peut passer par des choses simples :
• dormir sans culpabiliser,
• s’autoriser des moments de solitude,
• réduire certaines sollicitations,
• apprendre à dire non,
• respirer,
• marcher,
• rire,
• ralentir,
• couper parfois avec le bruit extérieur,
• ou tout simplement accepter de ne pas être disponible pour tout le monde, tout le temps.
Prendre soin de son énergie, ce n’est pas seulement prendre soin de soi.
C’est aussi protéger la qualité de nos relations, de notre communication et de notre présence aux autres.
Parce qu’au fond, une personne reposée communique rarement comme une personne épuisée.
Et peut-être que mieux communiquer… commence parfois simplement par mieux se reposer.
Auteur: Sophia El Khensae Bentamy
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