«La rencontre entre les cadres de l’Éducation nationale et les représentants du syndicat avait été empreinte du dialogue habituel, mais n’a pas abouti cependant à des résultats probants», a déclaré le coordinateur du Syndicat national autonome des professeurs d’enseignement secondaire et technique (SNAPEST), Meziane Meriane.
En effet, dans le cadre des rencontres de concertation engagées par le ministère de l’Éducation nationale avec les syndicats du secteur, les représentants du SNAPEST ont pu porter leurs revendications devant la tutelle.
«Les responsables du ministère ont écouté nos revendications, en avançant les mêmes promesses données, lors de la réunion précédant la grève du 21 janvier dernier», a regretté M. Meriane, dans une déclaration à l’APS, indiquant que le syndicat s’est contenté seulement de corriger le procès-verbal, en réitérant les revendications socioprofessionnelles soulevées auparavant. Les revendications des syndicats portent essentiellement sur des aspects socioprofessionnels et pédagogiques concernant le reclassement du personnel de certains services (économique, de l’orientation scolaire et professionnelle, des laborantins et des superviseurs… ), le maintien de la retraite proportionnelle sans condition d’âge et la mise en place de mécanismes rétablissant l’équilibre du pouvoir d’achat.
Parmi les revendications, l’actualisation de la prime de zone sur la base du nouveau salaire de base, au lieu de celui de 1989, et l’accès des professeurs formés après le 3 juin 2012 à une promotion au grade de professeur formateur, en valorisant leur expérience professionnelle, le respect du repos hebdomadaire et la valorisation du droit à un congé de maladie. En réponse à ce mécontentement, les responsables du ministère ont affirmé que certaines des revendications soulevées relèvent des prérogatives du gouvernement, notamment les dossiers relatifs au pouvoir d’achat, à la retraite, à la prime de zone des personnels du Sud et à la classification actuelle du personnel de l’éducation. Cependant, ils affirment que le secteur de l’Éducation a réalisé un saut qualitatif, notamment en termes de prise en charge des revendications socioprofessionnelles du personnel de l’éducation.
Il y a lieu de rappeler que la ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, a reçu également les représentants des différents syndicats du secteur. Il s’agit de l’UNPEF, SATEF, CNAPESTE, SNAPEST, SNTE et du CLA, pour tenter de trouver un terrain d’entente.
Les cinq syndicats avaient déposé, lors de la réunion, tenue il y a quelques jours, un préavis de grève pour les 26 et 27 février, et se sont entendus sur l’organisation de sit-in régionaux à Batna, Blida, Relizane et Laghouat. Ils avaient annoncé, également, le rejet des procès-verbaux du ministère de l’Éducation nationale, qui ont été établis avec les syndicats sur la base du préavis de grève du 21 janvier dernier.
Réitérant «leur attachement aux revendications soulevées dans leurs précédents communiqués», les syndicats ont exhorté la tutelle «au dialogue sincère permettant d’aboutir à une solution aux dossiers en suspens, conformément à un calendrier bien précis». Il faut dire que le dialogue «permanent» engagé avec l’ensemble des partenaires du secteur, dont les syndicats, a permis de réduire considérablement le nombre de jours de grève, ces cinq dernières années».
Sarah A. Benali Cherif
 
 

Auteur: elmoudjahid
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