La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme estime que l’autonomisation et le renforcement des droits de la femme algérienne entrent dans le cadre d’une stratégie souveraine engagée par le président de la République dans son programme électoral. «Cette stratégie découle de la conviction de M. Tebboune de la nécessité de renforcer les capacités de celles qui représentent la moitié de la société», a souligné Mme Kaoutar Krikou à la conférence nationale sur la femme rurale dans le monde de l’entrepreneuriat, organisée par son département ministériel, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
A ses yeux, cette démarche constitue un axe principal du plan d’action du gouvernement qui se concrétise aujourd’hui et dont les acquis peuvent être confortés, le 1er novembre prochain, si le peuple algérien vote ‘‘Oui’’ pour une nouvelle Constitution, par l’adoption des mécanismes visant à soutenir le changement radical pour l’édification d’une Algérie nouvelle. «Il s’agit notamment des dispositions liées à la parité dans le domaine du travail, l’élargissement de la représentativité parlementaire des femmes et la promotion et le renforcement des droits de la femme dans les quatre coins de l’Algérie», a-t-elle noté. La ministre rappelle dans ce contexte les différents mécanismes de soutien proposés par l’Etat pour assurer l’accompagnement des femmes, notamment à travers l’Agence nationale de gestion du micro-crédit (ANGEM), la Caisse nationale d’assurances chômage (CNAC), l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ), et tout récemment la création du Fonds national pour le financement des start-up.
«Ces mécanismes ont permis l’encadrement des activités de la femme entrepreneure, particulièrement la femme rurale, par l’accompagnement, la formation et le soutien avec un taux de 64% de l’ensemble des crédits de l’ANGEM, dont 32% ont été attribués à la femme rurale», a-t-elle révélé, ajoutant que les activités des bénéficiaires du crédit de l’ANGEM concernent 12,5 % pour le domaine agricole, 42,5 % pour les micro-entreprises, 35 % les métiers et 9,47 % les services. Ceci représente 10% de l’ensemble des crédits octroyés par l’ANGEM. Mme Krikou ne manquera pas de mettre en avant la volonté et les capacités de la femme rurale d’accéder, selon les normes internationales, aux marchés internationaux et de promouvoir sa créativité, dans l’optique d’atteindre les Objectifs du développement durable à l’horizon 2030.
«Nous avons la ferme conviction des capacités et des compétences des femmes algériennes, en particulier les femmes rurales», s’est-elle félicité tout en relevant «l’engagement de l’Etat» à œuvrer pour le renforcement de leur position dans la sphère économique afin de leur permettre l’accès aux marchés internationaux.
K. H.
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Auteur: elmoudjahid
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