«La crise est politique. Il faut trouver une solution politique», c’est notamment ce qu’a souligné hier la présidente de l’Union pour le Changement et le Progrès (UCP).

Mme Zoubida Assoul qui s’exprimait  à la radio Chaîne 3 sur la situation politique, a notamment relevé le fait qu’en prenant possession de la rue, le peuple a exprimé son «désir de provoquer une rupture avec le système, d’où la nécessité, a-t-elle dit, de trouver une solution politique» au problème. «Nous le savons très bien. Le pouvoir le sait. La classe politique le sait. Le peuple le sait. Aujourd’hui, il y a  consensus sur le fait que nous vivons une crise inédite et cette crise là, il va falloir la régler politiquement», insiste-t-elle, mettant en exergue que cela passe «forcément par le dialogue et le dialogue sérieux, lequel s’il est sans cesse retardé, va s’accélérer et se complexifier ».
Mme Assoul soutient par ailleurs qu’eu égard à «la conjoncture complexe que nous traversons actuellement, l’institution militaire peut proposer une -ou plusieurs personnalités- qui peuvent être les médiateurs entre les revendications politiques et les institutions en place -».
Après avoir mis l’accent sur l’importance de préserver l’institution militaire, l’invitée de la rédaction ajoutera que cette institution est «habilitée de par son histoire et de par l’estime aux yeux du peuple, à choisir les personnes pouvant être les médiateurs pour entamer un dialogue sérieux avec la classe politique mais aussi avec les représentants du peuple». Selon elle, l’institution militaire est aujourd’hui conviée à s’impliquer aux fins de «faciliter l’établissement d’un dialogue».  Evoquant les élections du 4 juillet prochain, elle considère qu’on «ne peut régler la crise tant qu’on persiste sur l’organisation  des élections à une date qui est rejetée par le peuple, soit le 4 juillet prochain », nonobstant qu’à l’heure actuelle, les conditions «objectives» pour le déroulement du scrutin «ne sont pas réunies ». Parmi ces conditions, elle citera notamment «la présence de l’ancienne Haute instance de surveillance des scrutins, qui a vu la fin de fonction de tous ses membres» ainsi que «le contrôle du fichier électoral par cette instance» ; «une obligation constitutionnelle et de la loi électorale», précise Mme Assoul. Elle signale, d’autre part, que «les Algériens ont rejeté le processus que les magistrats, eux-mêmes, ont refusé de cautionner». L’invitée de la rédaction  mettra en exergue dans ce même contexte  que «les élections  ne sont pas une fin en soi» mais « un moyen de régler des problèmes politiques». La finalité est de répondre favorablement à la demande populaire qui appelle à une rupture réelle avec les figures du système. Cela dit, pour arriver à cela, il faudrait, note-t-elle, «détricoter ce système» et le remplacer par un Etat de droit «qui ne soit pas un simple slogan», a-t-elle insisté.
Soraya Guemmouri
 

Auteur: elmoudjahid
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